vendredi 4 avril 2008

Semi-Marathon de Thierry Collen

Thierry a écrit :


Cet objectif de Semi-Marathon, nous l'avions décidé ensemble avec le Coach, juste après le marathon de Dunkerque en octobre 2007 et c'est tout naturellement que le choix s'est porté sur celui de Liffré, tout près de Rennes, à une semaine du MDP.

Quand la saison des cross a démarré, début décembre, j'étais loin de me dire que j'arriverais à de si bonnes sensations sur la route et un tel chrono 4 mois plus tard.

Tout au long de cet hiver, j'ai respecté les plans de Charlie avec beaucoup de détermination et j'ai mis un point d'honneur à travailler ma foulée par le biais des éducatifs. Après le traditionnel footing d'échauffement et avant chaque séance de qualité, j'enchaine plusieurs séries de rétro-running, talons fesses, montées de genoux, jambes tendues ….. et bien d'autres exercices. Au final, ma foulée n'en devient que plus efficace, plus souple et ample. Les séances se déroulent à merveille et mon plaisir de courir est très fort.

Je voudrais relater les meilleurs moments de cette course, en tout cas ceux qui me tiennent à cœur et qui me reviennent souvent à l'esprit depuis dimanche :

La veille : je suis tranquillement à travailler dans mon potager, dans le courant de l'après midi. Il faut dire que j'ai pris du retard dans les préparatifs et les semis. Le téléphone sonne, c'est Charlie. Il m'informe qu'il sera là demain matin, le RDV est pris à la maison à 8h05. Il me dit que Bruno est également de la partie, un rapide coup de téléphone et le RDV est également confirmé.

Je suis sûr que lors de la récolte cet été, mon potager se souviendra de ce petit moment de bonheur …..

La soirée sera hyper sympa, avec un paquet de marathoniens à table chez notre ami Jean Lou. Pour ma part, j'ai surtout bu de l'eau gazeuse mais Jean Lou m'a promis un retour, car à ce qu'il parait, l'Armagnac était excellent !

Le réveil : Au petit matin, avec le décalage horaire, il faut se lever plus tôt. Mais, déjà un peu dans la course, cela ne pose pas de problème. En ouvrant un volet, je constate que la météo n'est pas jolie jolie. La nuit a été courte mais excellente.

L'échauffement : Le coach est là et à ma grande surprise, il m'accompagne. C'est parti pour une petite demi-heure. Les jambes tournent nickel, tout est conforme. Pour tout vous dire, d'habitude, on ne voit jamais Charlie durant l'échauffement car il s'arrête papoter toutes les 3'', on finit par le perdre, forcement. Mais là, il ne me quitte pas. Il sait ce qui passe dans la tête de SON athlète. Devant mes doutes, il sait trouver les mots qui rassurent, qui motivent, qui me feront oublier le cardio et prendre la bonne cadence pour un chrono à la hauteur de ma préparation et de mon potentiel. A 10' du départ, je retourne à la voiture me mettre en tenue.

Le départ : C'est un moment stressant. On est tous serré comme des sardines. Je ne sais pas si je suis bien placé, je vérifie mon cardio, mes lacets, j'ai mal au bide ………….. , tous ces détails s'envolent vite fait. Nous nous écartons tous pour laisser passer les handisports. BRAVO les gars.

Du départ au 3ème KM : le 1 er km est un peu rapide (3'43'') car en descente, le 2ème (4'05'') et le 3ème ( 3'59'') sont un poil lents. Je respecte les consignes du coach pour le début de course mais j'ai une réelle impression de m'endormir, de ne pas avancer quoi !

Mais, au 3ème km, Benoit, Athlète de la JA Melesse, entrainé par Charlie, arrive à mon niveau. IL ME REVEILLE LITTERALEMENT, j'ai encore sa voix dans la tête 3 jours après !!!

ben du coup, qu'est ce que j'ai fait, hein ? J'ai accéléré pardi ! (merci Benoit)

Entre le 8ème et le 10ème km :

Je retrouve et me glisse dans un petit groupe de 7 collègues. Tiens, ça me rappelle étrangement le marathon de Cheverny, en 2007 ! Je ne suis pas à l'aise, tantôt à l'extérieur n'osant pas accéléré, tantôt bloqué à l'intérieur du groupe. Mais pour le moment, j'ai BESOIN de ce groupe, alors je patiente et j'attends le bon moment. Les sensations sont excellentes, la course ne va pas tarder à commencer. Je passe le 10ème km en 38'35'', bon sang c'est parfait !

Entre le 14ème et le 15ème :

Quasi tout seul en pleine ascension, voilà Benoit qui déboule avec un autre coureur (Charlie m'avait prévenu, «Benoit, il va t'enrhumer »). Benoit est à 3 semaines de son objectif de printemps, le marathon de Nantes. Et comme au 3ème km, il m'encourage, sa voix me bouste. Il passe devant moi en un rien de temps, il est vraiment à l'aise. Je suis vachement fier. Cet hiver, nous étions dans la même équipe sur les Cross, à St Marc le Blanc au départemental, à Carhaix au régional. Forcement, ça nous a rapproché, ça nous a soudé autour de notre coach.

Benoit s'éloigne, mais, pas tant que ça; quand à son collègue, je l'accroche et, ça y est la course démarre pour de bon.

(Tiens, je passe le 15ème km en 57'34'', record battu !)

Entre le 18ème et l'arrivée :

Benoît est à quelques 200 m devant moi, il va rattraper et dépasser un petit groupe et notamment la 1ère féminine, Sandra Latimier.

Pour ma part, j'ai réussi à lâcher 2 gars. Les sensations sont tellement bonnes que je décide d'accélérer pour envisager de rattraper ce petit groupe. Je commence aussi à réaliser que le chrono va être bon. Je me reconcentre sur ma foulée et j'allonge.

Au 20ème KM, je ne suis plus qu'à 50 mètres de Sandra. Un bref regard sur le chrono, un rapide calcul et je comprend que je vais pulvériser mon record (1h24), bien au-delà de mes espérances.

A l'entrée du stade, je double encore 2 gars, il reste 300 mètres.

L'arrivée : C'est magique et tellement chargé en émotion. Sur les 20 derniers mètres, je ne peux m'empêcher de lever les bras plusieurs fois. J'aperçois les copains, Charlie et Bruno juste derrière la ligne d'arrivée. Je termine en 1h20'47'', tout juste derrière Sandra (1h20'46'').

A peine franchie la ligne, Benoît vient me féliciter. En préparation du marathon de Nantes, il termine en 1h20'38', c'est sacrement bon tout ça.

On se dirige de suite vers notre Coach Charlie et Bruno qui ont également les visages illuminés par nos chronos. Cette joie va durer plusieurs heures, plusieurs jours.

Maintenant, toutes mes pensées vont vers mes Amis, Charlie, Momo et Bruno, tout 3 marathoniens et entraineurs, qui dimanche participeront au Marathon de Paris. Les chronos vont exploser et je suis peu fier car comme prévu, je serais avec eux à Paris pour les encourager jusqu'au bout.

A Tilio, mon petit garçon.

2 commentaires:

michel a dit…

vraiment bravo ,j'adore c'est récit ,c'est beau a lire et vraiment ce qu'a fait thierry sur se semi c'est extra pour lui et toutes l'équipe de la ja melesse , il y'a l'entraineur charlie mais ont voit bien qu'il y a un groupe soudés derriere.

encore bravo thierry et a dimanche

Momo a dit…

je ne l'avais pas lu ce CR. Le lire aujourd'hui après mon échec d'hier (à Paris)ça me fait quelque chose. Ca me bouleverse même.
T'es devenu fort mon frère, t'es devenu fort... Je vais devoir profiter de toi avant et après les courses maintenant. Prends confiance en toi champion et tu vas tout casser.
Foi de momo.