samedi 6 mars 2010

compétitions intermédiaires dans une préparation marathon

Certains de mes athlètes sont entrés dans une préparation spécifique pour un marathon de Printemps.
Les marathons préparés sont :
- Cheverny que j'affectionne car l'organisation autour de christian Hurson est adorable, ce sont des marathoniens au service de marathoniens,
- Paris qui n'a pas du tout la même saveur et constitue une expérience si on veut participer à une grosse manifestation à plus de 35000 inscrits et plus question d'être bichonné personnellement,
- Sénart, Nantes, le Mont St Michel en mai.
Pour ce qui est de la durée de la préparation cela peut varier de 16 à 8 semaines selon qu'on intégre ou non la préparation générale, selon le type de coureur, selon la "sensibilité" de l'entraîneur.
Si vous prenez un coureur qui ne s'entraîne pas l'hiver mais fait juste quelques footings pour s'entraîner alors oui, mettons 16 semaines d'entraînement avec 8 semaines pour le remettre en état avec une préparation générale et enchaîner avec 6 semaines de travail spécifique marathon puis 2 semaines de relâchement pour qu'il soit frais pour son 42,195 km.
SI vous prenez à l'opposé, un gras qui s'est tapé les cross, qui a commencé en décembre avec des cross d'entraînemet et a enchaîné en janvier les championnats, à priori il n'a pas besoin d'en remttre une couche pour la vma mais plutôt des rappels pour l'endurance et le ciblage des allures et des FC correspondantes.
Dans mon entourage, il est très souvent question d'entraînement à la FC mais aussi des séances au chrono. On ne crache pas sur la vma courte, moyenne ou longue suivant le profil du coureur.
On ne crache pas non plus sur les compétitions intermédiaires pour agrémenter les longues semaines d'entraînement.
Cependant il faut utiliser ces courses intermédiaires avec du bons sens.
La planification des séances tient compte de la fatigue de l'athlète. Si on parle fatigue alors on parle récupération.
On dit souvent, telle séance a laissé des traces, sur telle course on a laissé de la gomme.

La difficulté est d'abord de trouver des courses intéressantes à caser dans le planning et il faut aussi souvent refuser une course qui serait mal placée.

Il y a les accrocs qui courent quasiment tous les dimanches, ils sont complètement addicts soit parce que cela fait des années qu'ils font cela et du coup leur entraînement n'est rien d'autre que courir en compétition, soit parce qu'ils sont drogués aux podiums et ne peuvent plus s'en passer soit parce que derrière cela il y a d'autres problèmes.

J'ai des gars qui sont à l'inverse de tout cela, il y en a qui ne veulent pas entendre parler de compétition intermédiaire parce que tout simplement que quand ils s'alignent, suivant la date de la course, je leur demande de gérer l'effort et de ne pas se crâmer avant le vrai objectif qui est le MARATHON.

Donc si à 2 semaines du marathon on leur propose un semi, je dis NON.
si à 3 semaines c'est un semi, je dis oui mais .... fifty/fifty, moitié pour encore travailler le départ du marathon, donc à l'allure marathon et du coup on mesure la dérive de FC. et l'autre moitié vite voire à fond si affinité.
à 4 semaines on peut avoir le même schéma allure marathon puis vite avec seulement 5 km avec le frein, cela dépend aussi du gars.
à 5 6 ou 7 semaines je préfère que le gars se fasse plaisir à fond mais sur 10km. Cela fait l'équivalent d'une grosse séance de vma longue, du coup les semaines suivantes on fait des séances de maintien de vma légères et on se focalise sur les allures autour du marathon.

Dans tous les cas, il faut toujours se rappeler que les compétitions intermédiaires ne doivent pas détourner de l'objectif principal. Mettre toute son énergie sur un semi peut avoir comme conséquence de faire un très beau chrono mais l'expérience a montré que le marathon qui suivait été "moins pêchu" soit pas manque de fraîcheur physique (pas de canne au 36ème par exemple) soit parce que la gnaque avait été mobilisée sur la compétition "d'avant" et du coup plus d'envie de se faire mal

4 commentaires:

Jérôme a dit…

Merci pour ces analyses. Justement, je prépare Paris le 11/4 où je vise sub 2h50 (Berlin en sep. 09, 2:49'28). Je fais trois semis en préparation, le 24/1 par -8°C en 1:23'14, le 14/2 plus tranquille par -2°C en 1:23'40 et demain... on verra ! J'aimerais approcher mon best (1:19'08) mais il fera encore froid.

herve.orain a dit…

Salut Charlie,

C'est toujours avec grand plaisir que je lis tes textes.

RV

Fantomas a dit…

salut Charlie excellent le commentaire sur les courses intermediaires. Merci a+.

Mounir a dit…

Un exemple concret : en 2006, je "battais" mon record sur semi. Trois semaines plu tard, je coulais au 36ième Km du Marathon de la Rochelle (alors que j'étais sur la base de mon record)!