vendredi 16 septembre 2011

pause

Je ne m'en lasse pas de ce chemin côtier en partant de Cancale, en passant par la pointe du Grouin, en continuant vers les nombreuses plages dont celle de l'anse Du Guesclin.
A ma dernière sortie, nous étions trois rando-traileurs, nous avions chacun notre forme du moment, nos envies, nos obligations, nos vies bien différentes mais nous avons en commun la chance de pouvoir savourer ces instants de course entrecoupés de pauses. Il y a des petites pauses pour recharger la poche à eau, il y a aussi celle où on reprend son souffle parce qu'on s'est laissé griser par une accélération débutée dans une belle descente et continuée dans des pentes, il y a aussi la pause pour sortir le pique-nique. Dans quelques semaines, je ferai une très belle rando-sportive, il y aura des pauses, je me suis interdit d'emporter un appareil photo, je me suis promis de passer les barrières horaires. Là, pas loin de l'île Du Guesclin, pas de chronomètre, pas de dossard et seulement, la beauté du site, les amis et ces oiseaux qui me rappelent des rêves où je vole, cela méritait une photo.

mercredi 24 août 2011

courir vers ou pour le bonheur

Quand je cours tous les jours, je trouve cela normal, quand je ne peux car je suis blessé, ce n’est pas de la souffrance, c’est un manque, je prends le temps de non-course pour « méditer »

L’affamé : « j’ai mal au ventre d’avoir faim, ce serait un plaisir de manger un bol de riz, le bonheur, je verrais ensuite. »
L’assoiffé : « ma bouche est sèche, dans ma tête ça cogne j’ai mal, j’ai soif, ce serait tellement bien de boire de l’eau, le bonheur, pfff je souffre alors ne m’en parlez pas. »
Le sans abri en plein hiver : « mon manteau élimé ne me protège pas, Brassens racontait qu’un auvergnat lui avait chauffé le cœur avec un bon feu de bois, quand on n’a plus froid on peut peut-être espérer chercher le bonheur. »
L’insomniaque : « si j’avais une nuit correcte, je serai en forme pour chercher la sérénité. »
Le blessé : « mon corps est abîmé, je ne peux plus aller courir … »

On se pose des questions qu’on croit existentielles, il y a des désirs naturels, certains sont nécessaires et on ne peut vivre sans, d’autres sont peut-être un pas vers le bonheur.


lundi 1 août 2011

1er aout


Aujourd’hui, 1er Août, cela fait un an que papa a quitté ce monde. Maman l’a tant aimé et Maman pense sans cesse à lui. Tous deux ont fondé une très belle famille. Maman, encore hier me disait qu’elle avait eu beaucoup de bonheur d’avoir avec lui ses enfants qu’elle aime tant. Le détachement des choses matérielles est un pas vers le bonheur, c’est une idée que je partage complètement, nous ne sommes pas heureux parce que nous possédons, nous sommes heureux par ce que nous sommes, cela se résume par le bon choix entre avoir et être. Le détachement envers des personnes peut aussi être un choix pour ne pas avoir la tristesse de voir s’éloigner celui qu’on a tant aimé. La vie peut être sans haut et sans bas si l’on choisit de se détacher de tout, matériel et êtres vivants mais la vie peut aussi être comme dans le sport, il y a ceux qui pratiquent juste pour le bien être et c’est bien pour l’équilibre comme dans la devise un esprit sain dans un corps sain mais il y a aussi la compétition dans le sport. La compétition est un risque, le sportif peut tenter des stratégies et des tactiques périlleuses et cela peut passer et permettre de gagner comme cela peut aboutir à une contre-performance. Un marathonien performant voit aussi avec beaucoup de tristesse partir peu à peu ses capacités; il doit faire le deuil de sa vie d'athlète de haut niveau, s'il est sage, il accepte et peut transmettre ses connaissances et vivre sa passion de façon différente.

Ne pas faire de compétition c'est ne pas tenter de perdre.
Ne pas construire une relation durable c'est aussi un moyen de ne jamais connaître la séparation.

L’amour réciproque de Papa et Maman a été un choix, maman pleure souvent l’absence de l’amour de sa vie, l’amour apporte des joies et des peines. Maman m’a encore dit qu’elle est heureuse quand elle voit ses enfants, ses petits enfants, ses arrières petits enfants. Papa lui manque, à moi aussi, il me manque. Il n'était pas du tout sportif et maintenant quotidiennement il est avec moi dans mes footings. Je n’ai pas choisi ma famille, c’est Papa et Maman qui ont choisi de nous avoir mes frères, ma soeur et moi.
Tous les jours que je vis, je les remercie de nous avoir élevés et chéris. Maintenant je vois bien que si je me considère généreux, c’est bien parce que je donne comme Papa et Maman, ils m’ont montré qu'en donnant à sa famille puis plus largement à ses amis on ne possède pas mais on est simplement heureux.

samedi 16 juillet 2011

courir comme on respire ... reflexe vital

Ouvrir les yeux chaque matin, c'est bien. Boire un café, c'est ce que j'aime faire en premier. Ne pas réfléchir, juste respirer c'est un reflexe vital, ne pas commencer sa journée en examinant la liste des contraintes. L'été est là, il n'y a pas eu un seul jour où la météo m'a empêché de courir. Tous les matins, j'ai pu aller m'oxygéner, me faire plaisir. Une sortie matinale sans autre objectif que de commencer ma journée en étant bien. Douche, puis trajet puis travail, si pas de réunion alors petit tour au stade voir les copains, courir avec eux, lentement si je suis fatigué ou bien vite si j'en ai envie parce que vite c'est grisant, je veux continuer à courir pour le plaisir d'être aérien si possible ou tout du moins avoir la sensation d'aller suffisamment vite pour sentir l'air, le vent. Tout ça n'a pas d'importance mais c'est tout simplement la vie, dormir, bouger, manger, boire, rire, lire, écrire, grandir, se ratatiner et puis, se reposer, donner et recevoir, ne pas jalouser, faire du bien, ne pas subir, aider à construire, à se construire, aider à grandir, ne pas regretter ... être serein. Je cours chaque matin, je n'ai plus de chagrin, je vis. Merci à mes amis qui me témoignent leur soutien.

samedi 2 juillet 2011

récupération après "mon marathon"

Mes chers amis coureurs, bénévoles sur le marathon vert et marathoniens,
autant je préfère, en général voir les gens en vrai et boire des coups, refaire le monde, refaire le match ... refaire une course,
autant, après ce dimanche 26 juin, je vous demanderais svp, de ne plus me parler de ce marathon de vive voix et donner votre sentiment et vos impressions par écrit, par exemple par mail.
Si je décide de renouveler ma contribution à l'organisation, cela me donnera des axes de progrès mais en ce moment, comme tous ceux que je vois ne me parlent que de cette course et me donnent des conseils voire me font des reproches, cela me gâche tout simplement ma récupération.
Je voudrais redevenir un coureur qui va faire ses footings avec des copains sans que cela devienne à chaque fois un débriefing.
Après une semaine de boulot, même le WE j'ai l'impression de devoir toujours justifier mes décision, mes actions mes arbitrages.
Heureusement, j'ai un beau projet pour cet automne dans l'hémisphère sud ... du plaisir, du sport, de l'évasion.

vendredi 20 mai 2011

séjour en Ethiopie

je recense les coureurs et coureures qui sont partants pour un séjour sportif et touristique en Ethiopie. Ce serait 10 jours fin juillet à condition d'être minimum 10 pour louer un car et sillonner dans plein d'endroits, courir le matin et visiter l'après midi et même recourir le soir pour ceux qui veulent bien sûr, d'autres se contenteront de 3 ou 4 séances et certains 15 ... . Comme j'ai fait des repérages, plusieurs endroits où j'ai couru sont déjà programmés, Hawasa chez Hailé, Sululta et Entoto au dessus d'addis, cela varie entre 1700 et 3000m d'altitude avec des plateaux pour faire du rythme avec des champions Ethiopiens et des côtes pour ceux qui préparent des trails.

















Envoyez moi un message si ça vous branche sérieusement. charlielehoangan à gmail point com

dimanche 1 mai 2011

deux exemples de début de préparation de marathon

Voici 3 semaines présentées avec entraînement à la FC et l'autre à l'allure.
Pour la FC, c'est basé sur une observation lors des séances de préparation générale et avec le test de paliers de FC de christian Delerue.
C'est pour un coureur qui veut terminer le marathon avec 3 séances par semaine avec un chrono approximatif de 4 heures. L'idéal c'est qu'il communique avec un entraîneur pour donner ses impressions sur les séances, surtout après le bloc du WE qui est assez difficile. L'entraîneur saura modifier si nécessaire la charge ou les intensités.