lundi 1 août 2011

1er aout


Aujourd’hui, 1er Août, cela fait un an que papa a quitté ce monde. Maman l’a tant aimé et Maman pense sans cesse à lui. Tous deux ont fondé une très belle famille. Maman, encore hier me disait qu’elle avait eu beaucoup de bonheur d’avoir avec lui ses enfants qu’elle aime tant. Le détachement des choses matérielles est un pas vers le bonheur, c’est une idée que je partage complètement, nous ne sommes pas heureux parce que nous possédons, nous sommes heureux par ce que nous sommes, cela se résume par le bon choix entre avoir et être. Le détachement envers des personnes peut aussi être un choix pour ne pas avoir la tristesse de voir s’éloigner celui qu’on a tant aimé. La vie peut être sans haut et sans bas si l’on choisit de se détacher de tout, matériel et êtres vivants mais la vie peut aussi être comme dans le sport, il y a ceux qui pratiquent juste pour le bien être et c’est bien pour l’équilibre comme dans la devise un esprit sain dans un corps sain mais il y a aussi la compétition dans le sport. La compétition est un risque, le sportif peut tenter des stratégies et des tactiques périlleuses et cela peut passer et permettre de gagner comme cela peut aboutir à une contre-performance. Un marathonien performant voit aussi avec beaucoup de tristesse partir peu à peu ses capacités; il doit faire le deuil de sa vie d'athlète de haut niveau, s'il est sage, il accepte et peut transmettre ses connaissances et vivre sa passion de façon différente.

Ne pas faire de compétition c'est ne pas tenter de perdre.
Ne pas construire une relation durable c'est aussi un moyen de ne jamais connaître la séparation.

L’amour réciproque de Papa et Maman a été un choix, maman pleure souvent l’absence de l’amour de sa vie, l’amour apporte des joies et des peines. Maman m’a encore dit qu’elle est heureuse quand elle voit ses enfants, ses petits enfants, ses arrières petits enfants. Papa lui manque, à moi aussi, il me manque. Il n'était pas du tout sportif et maintenant quotidiennement il est avec moi dans mes footings. Je n’ai pas choisi ma famille, c’est Papa et Maman qui ont choisi de nous avoir mes frères, ma soeur et moi.
Tous les jours que je vis, je les remercie de nous avoir élevés et chéris. Maintenant je vois bien que si je me considère généreux, c’est bien parce que je donne comme Papa et Maman, ils m’ont montré qu'en donnant à sa famille puis plus largement à ses amis on ne possède pas mais on est simplement heureux.

6 commentaires:

babeth a dit…

c'est aussi ce que nous essayons de transmettre à nos enfants !

Izhonu a dit…

Beau texte. Sincères pensées...

Jérôme a dit…

Merci pour ce texte personnel autour de ton histoire familial. Dis-nous, c'est toi le deuxième enfant en partant de la gauche ?

charlie le hoangan a dit…

pour la photo de famille, voici les prénoms de gauche à droite:
gabrielle, william, charlie, maman solange qui tient adrien dans ses bras, papa andré qui tient julien endormi et pascal. Manquent robert qui est décédé tout petit et élie qui naîtra quelques années après cette photo.

Laurent A a dit…

Les parents sont, comme nous, mortels mais l'amour et les valeurs qu'ils nous ont donnés subsistent. C'est ce qui nous reste d'eux quand ils ne sont plus là.

Tu ressembles beaucoup à ton papa sur la photo de mariés.

Sadok a dit…

Tu as dit : « Nous ne sommes pas heureux parce que nous possédons, nous sommes heureux par ce que nous sommes, cela se résume par le bon choix entre avoir et être ».

Tout à fait en phase avec toi.