mardi 25 mai 2010

guerlédan ... presque

Lundi de Pentecôte, je ne travaille pas, je suis déjà en déplacement alors dans le train qui m’éloigne de chez moi pour aller gagner ma croûte j’écris comme j’aime le faire à chaque fois que j’ai à panser mes blessures à chaque fois que je pense à mon sort qui est loin d’être triste, ma vie est riche d’expériences, de rencontres et d’aventures humaines.
En tous cas, mon corps se souvient, c’est plus que des courbatures, il y a des muscles qui se rappellent à moi, certains n’ont pas été assez sollicités à l’entraînement pour « crier » de la sorte : dans le haut du dos pas loin de la nuque, sur le devant des cuisses, les adducteurs, tout à l’heure en descendant des escaliers avec ma valise pas mal chargée, cela me rappelait mes premiers marathons où je voulais descendre à reculons.

Samedi soir, des Rennais, Franck, Jeanlou et moi sommes allés chez le morbihannais Michel Le Mercier alias momo.

Ce dimanche, c’était une très belle journée commencée très tôt, premier réveil 4h00, je me dis : « c’est trop tôt, rendors toi !». Un peu de patience et nouveau coup d’œil au réveil, Jeanlou respire fort, des mauvaises langues pourraient dire qu’il ronfle, en tous cas, puisque je suis éveillé, au moins moi je ne ronfle pas moi, pourtant j’ai du mal à respirer, une rhinite allergique commence à m’agacer (allons ne cherche pas des excuses à l'avance); il n’est que 4h30, dodo encore STP! Ah les nuits d’avant course, c’est toujours pareil, on dort peu et un rien nous maintient dans un état de semi-sommeil semi-veille.

Heureusement, la pasta party était « maison » c’est à dire que c’est la famille Lemercier, Christelle, Michel et Morgane qui nous choyaient avec des tagliatelles et une sauce à base de saumon ; après la fin de la finale D.Milito-Bayern, rappel Club bavarois 0 Milito 2 buts, nous nous sommes vite mis au lit, donc en gros 23h30-5h30 ça fait bien 6h de sommeil, c’est déjà pas mal.

Bon ce coup-ci, je regarde le réveil, il affiche pile 5h30, je saute du lit, motivé, Jeanlou émet un son qui me fait constater que lui aussi est éveillé, plus tard il dira que le coach a ronflé, cherche t’il des excuses pour la course à suivre ?. Le coach descend pour le petit déjeûner. Très rapidement momo l’autre coach, celui de Noyal-Pontivy arrive à la cuisine et franck aussi car il est déjà d’attaque.

Quand nous quittons la maison le soleil est déjà au dessus de l’horizon, il n’y a aucun nuage, la température est celle d’un matin d’été, cela nous promet de belles vues sur le lac.

Vraiment ce devrait être une belle journée, je suis concentré, je n’ai pas emporté d’appareil photo, j’ai décidé d’être à 100% dans la course, pas à traînasser et à me mettre hors délai, l’année dernière nous avons terminé ensemble, Jeanlou, Patrice et moi après environ 9h20 d’effort, cette année c’est chacun pour soi et aucune excuse pour personne, chacun donnera le maximum.

Nous passons chercher des copains de Momo de son association ADN, Gilles d’abord puis Denis. Nous sommes très en avance sur le lieu de départ, on aurait pu dormir une demi-heure de plus, l’organisation offre un café à tous ceux qui sont là avant le départ, c’est sympa et pas de refus.

Les copains de la diagonale arrivent, Daniel, Michel et Lolo, ce dernier sarcastique me lance: « le charlie qui boit déjà du café qui va le déshydrater !», « pas faux », je me dis, mais … je garde secret des réflexions que je me fais sur nos habitudes « plaisir » plutôt contre-performantes.

Nous saluons quelques bretons du monde du trail, mon club est plutôt présent sur les courses sur route mais je suis fier de montrer mes couleurs car il y a aussi des trailers au JA Melesse, de plus il y a ceux que je rencontre quand je suis Dunes d’Espoir ou bien Courir-avec.

Des débutants sur le long nous donnent le nonjour et nous posons pour une photo, il y a les gars d’ADN, ceux de la JA Melesse et des copains qui s’entraîent à Cesson le midi avec nous, des potes de Bruno Rageau, les bleu-bites pas fiers sont Tango et Jipi. La seule chose vraiment qu’on a fait pour eux c’est de les avoir suffisamment effrayé pour qu’ils ne partent pas à fond et se retrouvent minables sur la fin.

Le speaker nous demande de nous rapprocher pour les consignes de courses, les rvitaillements autorisés ne sont que ceux de l’organisation, il y a 3 ravitaillements boissons et solides au 19ème, 31ème et 49ème, un point d’eau est ajouté au 41ème, il n’y a pas de barrière horaire mais possibilité de couper au 49ème pour revenir en seulement un kilomètre au lieu des 5 de la dernière partie. En fait c’est si on considère que le trail fait 54 km. La réalité c’est que le trail de Guerlédan, on aime, on y revient et on ne sait jamais vriment combien il y a de kilomètres. C’est toujours la même chanson, il y a des gars qui ont un gps, qui n’étant pas très lucides zigzaguent et à la finale ils annoncent fiers ou déçus qu’en fait leur Machin a trouvé 58km.

De toutes façons, je m’en fiche car je ne fais pas de photo alors je pars à mon rythme de course, sans me griller mais quand même je veux faire un temps correct ou bien une place au scratch tout aussi honorable. Mêm qu’avec jeanlou nous nous battrons chacun pour enrhumer l’autre !

C’est le départ, je suis au milieu du peloton mais je trouve que ça ne va pas vite, ce n’est pas grave, je me dis que quand on part pour à peu près 8h ou juste en dessous de 9h on n’est pas à quelques minutes sur les premiers kilos sur le plat. Je m’amuse à regarder autour de moi, je vois les copains momo, franck. Jipi, ne cesse de me dire qu’il a compris la leçon et part très doucement. Combien de fois lui ai-je dit : « on a toujours l’impression que c’est facile alors on se met dans le rouge très tôt »

Ca y est, nous quittons le chemin de halage pour entamer la première montée, celle-là je la connais car nous l’avons grimpée à l’entraînement il y a quelques semaines. Je m’adresse à Franck : « voilà franck, sur le plat je pouvais rester avec toi un peu, maintenant dans la grimpette, si je cours je suis d’emblée asphyxié, c’est là que nous nous disons au revoir et on se voit à l’arrivée ». Franck fera 7h11, il était déjà douché quand je l’ai vu à l’aire d’arrivée. Son Garmin affichera 56,61 km sur GTC alors que le Sportrack trouvera quant à lui 57,81 km.

Agréable surprise, nous n’allons pas jusqu’en haut de la côte gravie à l’entraînement et tournons rapidement sur un sentier à pente douce, je suis content et du coup je décide de ne pas marcher car je suis même en capacité de parler à Momo.

Pendant un bon bout de temps, je suis au niveau de Momo, Jeanlou est loin devant à mon avis, nous avons des descentes très agréables sur des terrains mous et je me sens aérien, je me dis sans cesse : « souffle bien en descente pour aider à ne pas crisper et ne pas commencer à casser tes fibres des cuisses ». Momo et moi partageons cet avis, c’est un moment de course agréable, dans certaines descentes il y a la place pour doubler alors je me fais plaisir à glisser c’est à dire poser les pieds sans choc juste en déroulé tout en restant souple et en allant un poil plus vite que les autres.

Momo décide de partir et d’aller voir Jeanlou, je lui donne mes consignes : « quand tu le rattrapes, vu qu’il est parti trop vite, tu lui ch… dessus et si je le passe je le méprise ». Momo fera 7h56.

Puis vers Gouarec, ce n’est plus le même décor, les sentiers ombragés cèdent leur place à des chemins, la traversée des landes de Liscuis en hauteur offre de belles vues mais la chaleur commence à me cogner sur la tête, j’ai beau avoir une casquette à rabat, elle a beau être mouillée, je ne suis pas bien du tout. Patrice me double dans la montée des landes. Cela ne fait pas encore deux heures de course et j’ai mal à la tête d’avoir si chaud, « boullie », c’est le terme qui qualifie le mieux ma tête. Nous passons par une descente un peu ombragée ce qui est la promesse que le ravitaillement n’est pas trop loin puisqu’il est avant le passage sur la passerelle donc au niveau de l’eau (contraire de hauteur). En fait je me souviens qu’avant la traversée de la Nationale il faut se taper une très longue route en pente douce qui longe la N164, cette route nous amènent à Bellevue. Déjà sur cette partie où on n’est pas encore à deux heures de course, il y a des trailers qui se transforment en marcheurs.

L’air de rien, ce n’est pas un plat pays, en à peu près 19 km d’après le parcours de l’organisation et 20,8 km d’après le GPS de franck, nous avons cumulé 687m de dénivelée positive d’après mon Polar.

Au ravitaillement, je recharge la poche à eau à raz bord, cela fait 2 litres, j’ai encore en tête le souvenir de l’idée d’abandon à cause de ma tête-bouilloire alors même si le prochain est à peine 12km, je préfère en avoir plus que pas assez. Pas beaucoup de temps perdu, Jeanlou avait dit qu’il ne perdrait pas de temps, je tope et note seulement 5’ c’est bien. Le gars Mathieu ne sait pas qu’il me sert de lièvre à distance.

Quand je repars c’est bizarre pendant très longtemps j’entends dernière moi quelques coureurs, la pause m’a complètement ragaillardi, j’ai un très bon rythme et je suis vigilant car je connais ce passage et l’année dernière je me suis pas mal cassé la figure en tapant dans des racines ou des cailloux. C’est la partie du trail la plus roulante, c’est sur le bord du lac, il y a très peu de bosses, je m’enflamme, là je déconne, je me vautre et comme à chaque fois, il y a le côté qui bute et l’autre côté qui se contracte en réaction à la chûte. Ca fait mal, ce n’est pas le choc car il est très faible mais c’est le muscle qui est très dur comme lors d’une crampe. Les traileurs qui me dépassent me demandent s’il faut appeler les secours, « pas du tout » leur dis-je et dans ma tête : « des gamelles j’en ai pris des plus sévères et je me suis relevé ». La reprise à trottiner est douloureuse, je reprends petit à petit le rythme et me met de temps en temps en marche rapide pour éviter les chocs et pour « sentir » les muscles s’allonger, s’étirer sans douleur.

Sans GPS, je sais que bientôt je serai à l’anse de Sordan et c’est là qu’il y a un troquet où nous avions bu un coup à l’entraînement, c’était bière pour les copains et coca pour moi parce que j’avais mal au bide. Euphorique, je dis à tous les trailers autour de moi qu’il y a une plage et un troquet bientôt. Une fille me demande s’il y a des glaces, « sans doute » lui dis-je mais je pense que c’est contraire au règlement que de consommer hors ravito. De toutes façons, elle n’a pas emporté d’argent.

Enfin, le fameux troquet apparaît face à moi, je me dis que j’ai parcouru 5km, bouh, pas terrible l’allure, je croyais que j’allais vite en fait je calcule à la louche, 44’ pour 5km, ça fait du 7 et demi. Tant pis, le ravito, le vrai est normalement 7 km derrière donc ça devrait faire moins ‘une heure. C’était calculé sur la base des informations données dans le Ouest-France du samedi. Juste après le calcul je dépasse deux connaissances Rachel et Laurence, elles sont en train de dire : « dommage, … » , je demande si c’est la chaleur qui est trop dure, Laurence me dit que non ça ne va pas du tout et m’encourage : « vas y charlie ». Bon je continue mon chemin et vais commencer à pas mal marcher car quand on quitte le bord du lac, il y a des montées sur chemins carrossables qui paraissent infinies, tout le monde marche, de temps en temps je me met en marche rapide et arrive à aller beaucoup plus vite. Quand il n’y a plus de cailloux qui pourraient me faire trébûcher, j’essaie de me mettre en état « absence » c’est à dire que je dis à mon corps : « maintenant tu es en mode automatique ce ne sont que les mêmes cycles qui se répètent » et je tente de sortir mon esprit de ce corps en mode « veille-automatique » j’essaie de me projeter de trois-quarts devant et je regarde l’autre répéter ses gestes automatiques. La peinibilité a disparu puisque l’esprit qui est celui qui reçoit les signaux du corps qui endurent n’est plus là il est juste à côté. Cela ne marche pas bien cette affaire, l’esprit revient très vite car en fait, le profil n’est pas régulier, il y a des virages, il y a des légères montées mais aussi des légères descentes. Tant pis, je ne fais pas beaucoup d’économie de « mental », après tout à part la chaleur il n’y a pas tant de difficultés. Les petits encas personnels sont de temps en temps un autre moyen de s’évader. Pour ne pas ingérer que du sucré, j’ai bien sûr les « tuc » mais aussi quelque chose de très peu connu, les prunes séchées sucrées-salées vietnamiennes, j’en prends une par heure et je n’en ai pris que 8. Quand je prend le sachet qui les contient, je compte et cela me donne une idée de ce qui me reste à endurer.

Pas question de traîner, je continue de minimiser les moments de marche lente et je double quand je fais de la marche rapide. Dans un passage lent, je constate quand même que je suis cuît, tanguy me rattrape et nous échangeons un peu.

Dans cette phase, un epu au dessus du lac, j’ai l’illusion d’avoir doublé et doublé et j’arrive à la montée le long du barrage, je suis très content et confiant car le ravito est derrière, je me souviens c’est à Mûr de Bretagne. Au moment d’appuyer pour grimper la première marche, j’ai une crampe terrible à l’adducteur gauche, je m’assois sur la marche, je tends la jambe c’est terrible, je la plie c’est également très douloureux, je change de fesse d’appui et c’est l’adducteur droit qui crampe, j’ai les deux adducteurs qui me font horriblement mal. J’essaie de m’accroupir c’est pire. Je souffle fort pour me calmer, ça diminue et je commence à masser les deux muscles douloureux. Pas mal de trailers que j’ai doublés me demandent s’ils peuvent faire quelque chose, « non, merci » leur réponds-je et certains ont l’air mal, je les réconforte en leur disant que le ravito est derrière le barrage.

Ma montée se fait marche par marche, je fais attention à présenter mon genou et mon pied aligné à la verticale, j’appuie sur ma cuisse bien perpendiculairement pour ne pas solliciter l’adducteur. Ca passe !

Au plus haut de la montée, je m’aperçois que le ravito est très loin, je recommence à trottiner dans la descente.
Avant le ravito il y a une partie bitûmée alors je prends une foulée facile et double les traileurs qui étaient passé lors de mes crampes, je les taquine en disant : « je vais tout boire et ne rien vous laisser au ravito ».

Même attitude qu’aux autres pauses, je remplis ma poche à eau complètement et je repars. Toujours la même envie d’y aller juste après de longs moments de doute, c’est dingue cet effet ravito, en fait cela donne à chaque fois un objectif intermédiaire et une fois attends il y a un sentiment de réussite et on repart « plus fort ».

Pour continuer, il y a un passage à l’ombre en descente puis nous atteignons un centre de vacances où j’avais passé un WE avec mon association courir à st grégoire il y a dix ans. Juste après le passage sur le parkig du centre de vacances commence une longue traversée au soleil de ce que nous appelerons le pré, il faut passer dessus ou dessous des fils electriques, ça ce n’est pas trop embêtant, par contre d’être en plein cagnard, cela m’a occis. Depuis le ravito j’étais en compagnie d’une feminine bien régulière, c’est presque un pléonasme, sur les descentes nous étions à la même allure et sur les montées légères je continuais à courir alors qu’elle marchait. Dans le pré, elle est passée devant et puis, je ne l’ai vue qu’à l’arrivée elle a fait moins de 9h00 alors que pour moi c’était le début de la chûte de l’allure.
Le passage dans le pré m’a occis et je savais que c’était bientôt le début des passages les plus durs du trail.
C’est à partir du moment où nous avons quitté le bord du lac, que nous avons enchaîné des montées et des descentes avec des vues magnifiques. Ces montées, je les abordais avec de moins en moins de force musculaire, là je sentais mon « surpoids » c’était démotivant, de plus j’appréhendais le passage du rocher de Trégnanton où l’année dernière j’avais de terribles crampes et j’étais passé en rampant tantôt sur le ventre tantôt sur le dos, au judo on appelle ça la crevette.
Cependant, j’ai eu la surprise de passer l’endroit tant redouté et je constatais que le chemin me faisait descendre vers le lac, signe que j’approchais du ravitaillement.
Cette descente je la faisais tranquillement en déroulant pour ne pas casser un peu plus mes quadris et me projetais déjà sur la dernière descente vers bon secours. D’après la carte dans le journal, le dernier ravito était au 49ème et la fin au 54ème, je me souviens que l’année cette dernière partie m’avait semblé très courte comparativement à la partie entre Mûr et Bellevue.
Arrivé au niveau du lac, je me suis interrogé pour aller me rafraîchir, il y avait des jeunes qui plongeaient depuis un ponton. Puis, j’ai vu une carte du Lac avec le fameux point rouge, « vous êtes ici ». Misère de misère, j’étais loin de Bellevue, je ne comprenais pas. Un gars de l’organisation s’est rapproché et m’a dit : « au GPS il paraîtrait qu’il y a 58 km, ceux qui sont passé ici affichaient 48km donc si vous marchez et en plus la partie qui vous attend est dure, avec de la caillaisse, ardoise, carrière de bellevue, il doit vous rester environ deux heures et demie ». J’ai dit tant pis je n’ai pas envie d’attendre dans un minibus une plombe alors je continue le trail. La dessus, il m’a proposé de partir de suite car nous n’étions qu’à 5 minutes du village. En effet quand on fait par la route et en véhicule motorisé, c’est rapide.
Voilà le fin mot de mon histoire, je suis monté dans la navette car après 8h de trail, ça me faisait ch… d’arriver 10h30 et l’année dernière il n’y avait même plus de bière après 9h20. De plus pas de Jeanlou en vue, je n’aurais pas l’opportunité de le doubler. Dans ces cas là, tout ce qui passe par la tête est bon pour justifier un abandon.
Je suis arrivée sur la ligne et j’ai déposé mon dossard pour qu’il sache que j’étais hors course, c’est très embêtant pour un organisateur qui croit qu’un gars est encore sur le parcours alors qu’il est rentré. En effet, des gars se sont arrêtés à leur camping-car qui était sur le bord du parcours, c’est une invitation quand il fait chaud de ne pas repartir mais s’ils ne préviennent pas l’organisation cela peut entraîner des recherches inutiles.
Bon après ça, mon ami jean-paul couétil coach à l’EAPB m’a offert une bière, j’ai vu arriver des gars que je connaissais, Gilles alias Gillinc en 8h40, dans sa préparation il a fait un truc que je n’aurais pas fait et cela ne l’a pas pénalisé, Patrice est arrivé juste derrière. Michel qui avait bouclait la digonale cet automne en 38 heures devait être très abîmé parce qu’il a déclaré : « la réunion c’est dur, mais là, aujourd’hui j’ai plus souffert ». Comme quoi après avoir eu la cabôche bouillie, on peut dire des choses surréalistes : « Guerlédan fait plus souffrir que la diagonale des fous ». Lolo et un autre vieux trailer sont arrivés au delà des 9h00. J’ai aussi rencontré des gars qui ont abandonné. JeanLou est arrivé au bout de 9h40. Evidemment il avait les mêmes mots : « c’est n’importe quoi, il ne faut pas venir avec une préparation de mickey … pas de plaisir » j’aurais dû l’enregistrer l’année dernière et j’aurais eu la trace des mêmes propos.

C’est bizarre, mais moi qui ai abandonné, je ne suis pas si mécontent de mon trail.
Au lendemain du trail de Guerlédan non accompli, mon corps se souvient. Il est passé une journée et je sens le début de la récupération, hier je doutais que je pouvais recommencer un ultra-trail et là, alors que je boucle ce papier, je suis tout simplement bien. Prêt à recommencer, peut-être différemment, mais oui, je le referai.


4 commentaires:

bretagnetv a dit…

le trail de guerledan, on l'aime et on le deteste, puis on le deteste et on l'aime... on y retourne quand meme !

Anonyme a dit…

charlie ce n'était pas une journée facile pour moi non plus, j'en ai bavé et j'ai dû souvent "m'engueuler pour avancer ; ton arrêt vers 48kms , c'est de la sagesse et en plus on voit que tu positive toujours donc tu as eu raison.
aller on a passé une bonne journée, j'ai côtoyer des gars de melesse vraiment sympa .
au fait la clim a t-elle fonctionné au retour car les odeurs de" certains".
salut a tous et a bientôt pour d'autres aventures.
gilinc

kreestel a dit…

Charlie, un peu que tu vas le refaire ! Les conditions étaient quand même extrêmes dimanche pour courir. L'abandon était sage, il te permettra une récup plus rapide.

A bientôt sur la route et les chemins bretons ou autres.
Momo

PasPressés007 a dit…

Charlie, finalement les photos que tu n'as pas faites tu peux en retrouver quelques unes ici : http://picasaweb.google.com/paspresses/TrailGuerledan2010# ...
MiMi