lundi 24 novembre 2008

Entrainement, diététique, mental, etc ... Questions Réponses


Chers lecteurs,
je rencontre en vrai sur les courses, sur les stades et dans le virtuel par courriel, par forum des vrais passionnés de course à pied. Ils se posent des questions de tous ordres. Certaines questions sont simples, il suffit de se promener un peu sur le blog et sur le site web et il y a la réponse. Quelquefois le coureur-internaute est déboussolé car il se dit et il s'écrit tant et tant de choses contradictoires ou imprécises. Par exemple il y a un maximum de confusion entre pourcentage de VMA et pourcentage de FCM. Il y a même des termes qui sont expliqués avec des dizaines de définitions différentes.
Mon emploi du temps est de plus en plus serré à l'approche de cette fin d'année. Ceux qui me connaissent savent que j'ai des responsabiiltés importantes et si je ne m'organise pas c'est l'explosion assurée. Il me faut mettre des urgences et des priorités et ... tant pis, je ne peux pas être au chevet de tous alors le suivi d'athlètes est moins fréquent mais je reste quand même à l'écoute sans pour cela écrire 50 courriels par jour.

Je suis quand même disponible pour répondre à des questions sans prétendre que c'est la seule vérité. Rien n'a été démontré depuis qu'il existe des entraineurs. Rien ne dit que les succès que j'ai eus avec mes athlètes me sont imputables, il y a des gars qui même s'ils font n'importe quoi, réussiront à leur niveau avec ou sans moi.

Mon seul apport est, dans le temps qui m'est donné de faire progresser, tout en progressant moi-même et sur cette période prédéterminée, nous allons ensemble entraineur-athlète vers le plus haut niveau accessible, sachez que le plus haut niveau de chacun est relatif. Un garçon qui a du talent qui est champion en junior n'aura pas autant de mérite que quelqu'un qui n'est pas né avec un héritage fantastique mais qui parce qu'il est besogneux et tenace arrive à des très bonnes performances.

Ainsi j'ouvre quelques temps une fenêtre pour des questions réponses, vous verrez que certains d'entre vous ont les réponses, je les publierai.

2 commentaires:

Sadok a dit…

Salut Charlie,

Tu es full up et il ne faudrait pas que tu te mettes dans le rouge au risque de perdre l’envie, le plaisir, la niac, le désir d’aller de l’avant que tu sembles avoir retrouvés pour le plus grand bonheur de tes proches et de tes athlètes.

Aussi, le suivi des athlètes doit est secondaire. On le comprend et on l’accepte.

Te connaissant, je sais que tu sauras toujours répondre présent en cas de nécessité.

En tous cas, tes propos montrent à la fois ta modestie et ta lucidité.

Toutes proportions gardées, car je n’ai pas ton savoir faire, je pense aussi qu’il n’existe pas de vérité absolue et que la CAP n’est pas une science exacte permettant d’établir des règles générales transposables ou reconductibles même pour un même athlète.

En effet, pour un même athlète visant le même objectif, d’une année sur l’autre et sur la même course, à mon avis on ne pourrait envisager de refaire la même préparation que l’année précédente par simple copier/coller. Il faut à chaque fois recommencer à la case départ.

De plus, chaque coureur est un cas particulier avec son âge, sa morphologie, son passé sportif faits de hauts et de bas et de blessures dont le corps conserve la mémoire et les séquelles, avec aussi son présent sportif, ses objectifs à court, moyen et long terme.

Perso, j’essaye de me projeter dans le court, le moyen et le long terme et je fais en sorte de durer tout en allant tester mes limites.

Si dieu me prête vie, je souhaiterais garder une activité CAP et mon enthousiasme en V3 voire en V4. Il faudra alors déterminer les modalités de cette activité dans un deal honnête, sérieux et durable entre la tête et le corps. Si le deal n’est pas honnête et sérieux, il ne sera pas durable.

Il est donc difficile de tirer des généralités applicables à tous. On pourrait tout au plus appliquer des principes fondamentaux comme fil directeur. Pour cela, chaque coach a ses propres recettes pour permettre aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Comme tu le dis bien : « on aspire tous à aller vers le plus haut niveau accessible, mais le plus haut niveau de chacun est relatif ».

Le plus haut niveau accessible, c’est le plus haut niveau possible pour chaque athlète considéré individuellement à un instant T et sans référence au niveau atteint par d’autres athlètes.

Tout le problème est là. L’athlète aspire et doit aspirer à donner le meilleur de lui-même pour faire la meilleure prestation possible mais il aussi doit le faire sans comparaison avec les performances des autres et compte tenu aussi de ses propres limites.

Il faut faire en sorte qu’il puisse accéder à son aspiration d’aller au plus haut niveau possible tout en sachant que l’on ne pourrait prétendre faire mieux que ce que dame nature nous permet de faire sauf peut-être en trichant avec des substances illicites.

Donc, à l’impossible nul ne doit être tenu. Sinon, c’est la casse assurée, à plus ou moins brève échéance, avec le lot de désillusions qui va avec.

Le plus haut niveau possible se traduit souvent en termes de chrono.

Le chrono est une notion toute relative qui doit tenir compte non seulement de l’âge de l’athlète mais aussi de sa morphologie, de son passé sportif, de son présent sportif, mais aussi de ses possibilités d’entraînement et de son programme d’entraînement. Certains athlètes ne peuvent courir qu’une ou 2 fois par semaine. Leur plus haut niveau possible devra forcément tenir compte de ce paramètre, etc.

Le coaching et les relations avec l’athlète doivent permettre d’établir le cadre idéal pour obtenir des athlètes ce plus haut niveau possible par l’écoute, l’échange, le dialogue, la réflexion, l’expérimentation et la progression par tâtonnements.

C’est compte tenu des prestations de l’athlète, de ses hauts, de ses bas, de son état de forme ou de fatigue, de sa marge de progression, de ses limites, de ses objectifs et de ses comptes rendus que le coaching s’affine et se construit au fur et à mesure pour être optimisé tout en restant dans le domaine du raisonnable.

Le coach sait seul comment lier, corriger et relativiser tous ces éléments compte tenu de l’idée globale qu’il se fait de l’athlète à un moment donné.

Je dis bien à un moment donné car le rendement de chaque athlète fluctue avec le temps et même de jour en jour, ce qui accroît encore la difficulté de programmer des entraînements personnalisés et de fixer des objectifs raisonnables permettant d’atteindre ce plus haut niveau possible.

Faire un test de paliers Delerue, de temps en temps, permet au coach et à l'athlète de faire le point sur le rendement du moteur à un instant T.

P.S. : Merci pour la photo. Qu'est-ce que c'est ?

charlie le hoangan a dit…

sadok,
ta question est: ... pour la photo, qu'est-ce que c'est ?
réponse : un matin avant d'aller au boulot, je quittais l'hôtel et voilà ce que je voyais, le lever de soleil sur ste anne du porzic à côté de Brest. C'est chouette !