samedi 12 septembre 2009

ah quelle misère ... mais

Même si ce n'est pas un journal où je passe mon temps à relater mon cas personnel, mes entraînements, mon alimentation, mes chronos, ma propre expérience de coureur, de temps en temps je parle un peu de moi et là il faut bien que je raconte ce que je vis.

C'est la misère !

Quelle misère, alors que je me sentais pas mal du tout après le trail de Brocéliande le dimanche et une sortie de récupération le lundi, mardi matin alors que j'étais au travail, mon dos s'est soudain "contracté" et j'avais mal, beaucoup mal.

Il y avait douze personnes qui me regardaient et ma conscience professionnelle m'a interdit de les laisser là pour aller me coucher ou bien aller consulter un médecin. Comme rien ne se passait comme je le voulais, j'en ai rapidement conclu que c'était psycho-somatique. J'ai souffert toute la journée et le soir, comme j'avais la chance de dîner avec un de mes frères et ma maman de passage en France, je n'y pensais plus et je n'avais pas assez mal pour me plaindre ou pour envisager un soulagement par des médicaments. Mercredi matin, je me suis dit :"puisque c'est psy alors vas donc trottiner très doucement et pas trop longtemps pour te faire du bien." Donc direction un parc proche de l'hôtel, il était fermé car il était tôt, j'ai tourné sur le trottoir autour et quand il a ouvert j'ai encore tourné comme un hamster mais un hamster pas trop énervé., c'est à dire à 10-11km/h. Cela m'a fait une toute petite séance d'un peu plus d'une demi-heure et je n'avais pas mal du tout au contraire je me sentais bien. Retour à l'hotel, j'ai fait des étirements en me concentrant sur le dos.
La journée ne s'est pas passée comme elle avait si bien commencé. Un "drogué" de la course à pied est toujours normal quand il court et toujours mal quand il ne court pas, là c'est plutôt un drogué aux anti-douleurs en manque à qui je ressemblais, au bout de quelques heures debout, à faire des va et vient dans une classe, j'avais de nouveau mal.

C'était plié, il me fallait essayer de ne plus courir du tout et aussi ménager mon dos en m'asseyant pendant la journée.

Bravo, oui, je m'auto-félicite, j'ai réussi à ne pas courir ... par contre je ne me suis assis que très peu de temps, jeudi et vendredi.

Vendredi dans le train qui me ramenait en Bretagne, je me suis dit que c'était cuit pour ce week-end.

Ce Samedi, au réveil ça avait l'air d'aller, je me suis mis en tenue, avec mon nouveau coupe-vent du club et je suis descendu pour n'attendre que quelques secondes le passage de Bruno Rageau et Françoise Gréhal qui avaient répondu à ma demande d'aide pour encadrer les entraînements à Melesse.

Ma semaine aurait pu être résumée à Quelle Misère ! la suite est toute différente.

Nous avions rendez-vous avec un groupe de pompiers de Melesse et quelques coureurs du club.

Avec Bruno, nous avons mis en place les plots pour le test VamEval, les explications n'ont duré que quelques minutes et au coup de sifflet, tous les coureurs se sont élancés, ils se sont cadrés doucement à la vitesse de départ de 8km/h, cela s'est passé sans aucun souci et comme d'habitude les jeunes enfants se sont arrêtés les premiers et les coureurs adultes ont suivi. presque un par un. J'avais promis que si un athlète terminait à 25 km/h, je lui offrais sa licence. Vous vous doutez bien que cela n'a pas été le cas, les VMA se sont étalées entre 13 et 19km/h.

Les pompiers ont beaucoup remercié le club JA Melesse pour ce test. Ma réponse a été : " vous les pompiers, vous êtes au service de la communauté sans compter, Notre club est au service des coureurs de Melesse et c'est un plaisir de vous permettre de progresser en vue des championnats de cross des pompiers".

De notre côté, nous adorons les cross et nous nous préparons l'hiver avec plusieurs types de séances orientées cross. Cet hiver je suis sûr que les pompiers viendront de temps en temps pour faire du travail de foulée, du travail de côtes, du travail spécifique dans la boue, dans des terrains avec des buttes, des appuis incertains etc ...

Pendant que nous discutions, un vent frois a insidieusement "attaqué" mon dos, alors que j'étais heureux de parler et de décrire comment nous nous entraînons, la souffrance est revenue et c'était dur cela s'est de nouveau contracté.

L'heure de l'entraînement des enfants est arrivée, j'étais personnellement malheureux de ne pas courir avec eux, j'ai regardé Bruno et Françoise s'occuper d'eux. C'était une très belle séance, la gestuelle n'était pas celle qu'on voit d'habitude mais c'est parce qu'il y avait des nouveaux et que les petits ne sont pas encore bien coordonnés, certains exercices demandent plusieurs séances de répétitions avant que cela soit "fluide", avant que cela devienne des automatismes.

C'était la première séance du samedi et je tenais à ce qu'elle soit belle et bien ,c'était le cas , alors à partir d'un semaine de misère, je suis passé à un sentiment de bonheur car alors même que j'étais bloqué, cela s'est fait presque sans moi et tout ça parce que nous avons un club avec plusieurs entraîneurs et nous nous soutenons les uns les autres.

Merci à Françoise et Bruno en premier sur ce coup, mais aussi à ceux qui n'étaient pas là mais qui sont sur d'autres fronts du club, ils accompagnent les athlètes, ils les suivent au stade, à l'entraînement et aussi ils en suivent à distance par téléphone ou par Internet et nous sommes un grande équipe et j'espère que d'autres coureurs viendront goûter à nos séances, en semaine un peu partout, Cesson-Sévigné, aux Gayeulles, à Bréquigny, le WE à Melesse.

6 commentaires:

plouigneau oxygéne a dit…

dur dur parfois , j'espere que ton mal de dos n'est que passager .
soigne toi bien .

Anonyme a dit…

Bon rétablissement charlie , on pense à toi !
Bruno c

Karim a dit…

Prends soin de toi Charlie...ce n'est peut-être pas si "psycho-somoatique" que ça non ?

CEDRIC a dit…

REPOSE TOI BIEN ET REVIENT NOUS EN PLEINE FORME

Mounir a dit…

Repose toi bien

Bruno a dit…

La période de la rentrée est rude pour les entraineurs. Les athlètes sont demandeurs de séances et de plans pour les objectifs d'automne. Il faut reprendre le rythme au travail comme avec les athlètes. Cette année nous avons en plus un club à relancer et à animer.
Comme en plus nous sommes compétiteurs, nous devons faire nos propres séances. Bref, le temps manque et l'énergie emmagasinée cet été a été vite consommée.

C'est là que les copains interviennent. A plusieurs on est plus fort. Nous formons une belle équipe. La passion et l'amitié sont notre force. Tu sais donner beaucoup, je suis heureux de te rendre la pareil quand tu en as besoin.

Samedi matin, c'était un vrai bonheur. On a vu que les pompiers sont des gens qui donnent. Là encore, je suis heureux de pouvoir aider des bénévoles.
Je garde aussi en mémoire l'arrivée des athlètes pères et fils avec nos beaux coupe-vent rouges. Notre club est reparti, nous allons poursuivre l'oeuvre de nos glorieux prédécesseurs.

Ta plus belle réussite est de ne pas être indispensable. Tu as donné, tu as transmis. Tu as le droit de penser à toi. Prends soin de toi