charlie le hoangan redevenu coureur et entraîneur, c'est déjà pas mal
mercredi 10 mars 2010
avoir des résultats en équipe
Quelquefois il m'arrive d'avoir des sacrés coup de blues, je pourrais m'étendre susciter la compassion, ça arrive mais il y a aussi des moments où je reprends du poil de la bête parce que je fais un bilan et au lieu de regarder ce qui me bouffe de l'énergie, je regarde ou bien je devrais dire je contemple ce qui me fait avancer, ce qui me donne de l'envie, ce qui me fait vivre.
La vie n'est pas compliquée, elle est complexe c'est à dire avec de multiples facettes et du côté de ce qui fait du bien et me "booste" il y a toutes les activités qui m'apportent des satisfactions.
Sans chercher à être exhaustif:
courir pour me vider la tête
courir pour m'amuser à me confronter à d'autres par exemple en compétition ou sur quelques mètres à l'entraînement pour "déconner"
les courses sont variées où je me fais plaisir, les 10 bornes, les courses natures, les trails, les cross
il m'arrive de ne pas courir et de coacher; quand les résultats des gars sont bons c'est sympa, quand ils se ramassent il y a du boulot côté coaching et c'est dur pour le gars mais cela peut être un mal pour un bien pour tous les deux
et ...
il y a la réalisation en équipe, et oui, au boulot on a de belles satisfactions. (je n'en parle jamais ici)
il y a les courses en équipe comme dans les cross, où chaque place compte.
il y a le boulot du bureau des associations où je suis membre actif ... et il y en a ... certains pourraient croire qu'il y en a trop, on me qualifie d' hyperactif.
merci à mes amis qui ne courrez pas mais avec qui je construis des réseaux emplis de convivialité. (clin d'oeil à Daniel)
merci à mes amis qui courez avec moi dans les assos, dans mon club la JA Melesse.
merci à mes amis crossmen.
merci à mes marathoniens pour vos performances, pour vos titres que vous partagez avec moi quelques minutes après la course et dont la préparation a été énormément teinte de complicité, de peu de certitude et de beaucoup d'interrogations.
merci à mes amis qui courez avec moi autour des joëlettes dans Dunes d'espoir et Courir avec
merci aux enfants dans les joëlettes pour le bonheur que vous partagez avec nous,
je me souviens encore de chaque fois où j'ai passé la ligne ... c'est une émotion indescriptible et je me prépare déjà à en vivre d'autres sur des trails et même des ultras.
Aujourd'hui je mets en avant une course en relais. Pas besoin de faire de publicité, c'est complet. Au relais de nuit de Melesse qui est organisé par mon club et orchestré par christian Delerue il y aura ce samedi encore beaucoup de convivialité et chacun aura sa place pour que le groupe réalise un résultat. Certaines équipes auront la joie de faire un podium, il y a multiples challenges. Certaines équipes s'en foutent complètement et pourtant elles repartiront avec des lots parce que c'est la tradition, qui une bouteille, qui un fût ... Comme il y a des bénévoles qui ont bossé toute la soirée et un bout de la nuit, d'ailleurs certains bossent depuis plusieurs semaines, et bien je suis sûr que ce sera encore beaucoup de plaisir partagé.
Si des lecteurs de ce blog viennent samedi soir à Melesse, n'oubliez pas de venir me serrer la pince voire me faire la bise pour les filles. C'est bien le net mais se voir en vrai c'est quand même mieux.
Rendez vous à la buvette. Si je me fais payer des coups à boire, je ferais attention à ne pas terminer sous la table !
Voilà j'étais d'humeur à me projeter vers un samedi plein de bonheur. En tous cas ce sera des satisfactions en équipe.
La vie n'est pas compliquée, elle est complexe c'est à dire avec de multiples facettes et du côté de ce qui fait du bien et me "booste" il y a toutes les activités qui m'apportent des satisfactions.
Sans chercher à être exhaustif:
courir pour me vider la tête
courir pour m'amuser à me confronter à d'autres par exemple en compétition ou sur quelques mètres à l'entraînement pour "déconner"
les courses sont variées où je me fais plaisir, les 10 bornes, les courses natures, les trails, les cross
il m'arrive de ne pas courir et de coacher; quand les résultats des gars sont bons c'est sympa, quand ils se ramassent il y a du boulot côté coaching et c'est dur pour le gars mais cela peut être un mal pour un bien pour tous les deux
et ...
il y a la réalisation en équipe, et oui, au boulot on a de belles satisfactions. (je n'en parle jamais ici)
il y a les courses en équipe comme dans les cross, où chaque place compte.
il y a le boulot du bureau des associations où je suis membre actif ... et il y en a ... certains pourraient croire qu'il y en a trop, on me qualifie d' hyperactif.
merci à mes amis qui ne courrez pas mais avec qui je construis des réseaux emplis de convivialité. (clin d'oeil à Daniel)
merci à mes amis qui courez avec moi dans les assos, dans mon club la JA Melesse.
merci à mes amis crossmen.
merci à mes marathoniens pour vos performances, pour vos titres que vous partagez avec moi quelques minutes après la course et dont la préparation a été énormément teinte de complicité, de peu de certitude et de beaucoup d'interrogations.
merci à mes amis qui courez avec moi autour des joëlettes dans Dunes d'espoir et Courir avec
merci aux enfants dans les joëlettes pour le bonheur que vous partagez avec nous,
je me souviens encore de chaque fois où j'ai passé la ligne ... c'est une émotion indescriptible et je me prépare déjà à en vivre d'autres sur des trails et même des ultras.
Aujourd'hui je mets en avant une course en relais. Pas besoin de faire de publicité, c'est complet. Au relais de nuit de Melesse qui est organisé par mon club et orchestré par christian Delerue il y aura ce samedi encore beaucoup de convivialité et chacun aura sa place pour que le groupe réalise un résultat. Certaines équipes auront la joie de faire un podium, il y a multiples challenges. Certaines équipes s'en foutent complètement et pourtant elles repartiront avec des lots parce que c'est la tradition, qui une bouteille, qui un fût ... Comme il y a des bénévoles qui ont bossé toute la soirée et un bout de la nuit, d'ailleurs certains bossent depuis plusieurs semaines, et bien je suis sûr que ce sera encore beaucoup de plaisir partagé.
Si des lecteurs de ce blog viennent samedi soir à Melesse, n'oubliez pas de venir me serrer la pince voire me faire la bise pour les filles. C'est bien le net mais se voir en vrai c'est quand même mieux.
Rendez vous à la buvette. Si je me fais payer des coups à boire, je ferais attention à ne pas terminer sous la table !
Voilà j'étais d'humeur à me projeter vers un samedi plein de bonheur. En tous cas ce sera des satisfactions en équipe.
samedi 6 mars 2010
compétitions intermédiaires dans une préparation marathon
Certains de mes athlètes sont entrés dans une préparation spécifique pour un marathon de Printemps.
Les marathons préparés sont :
- Cheverny que j'affectionne car l'organisation autour de christian Hurson est adorable, ce sont des marathoniens au service de marathoniens,
- Paris qui n'a pas du tout la même saveur et constitue une expérience si on veut participer à une grosse manifestation à plus de 35000 inscrits et plus question d'être bichonné personnellement,
- Sénart, Nantes, le Mont St Michel en mai.
Pour ce qui est de la durée de la préparation cela peut varier de 16 à 8 semaines selon qu'on intégre ou non la préparation générale, selon le type de coureur, selon la "sensibilité" de l'entraîneur.
Si vous prenez un coureur qui ne s'entraîne pas l'hiver mais fait juste quelques footings pour s'entraîner alors oui, mettons 16 semaines d'entraînement avec 8 semaines pour le remettre en état avec une préparation générale et enchaîner avec 6 semaines de travail spécifique marathon puis 2 semaines de relâchement pour qu'il soit frais pour son 42,195 km.
SI vous prenez à l'opposé, un gras qui s'est tapé les cross, qui a commencé en décembre avec des cross d'entraînemet et a enchaîné en janvier les championnats, à priori il n'a pas besoin d'en remttre une couche pour la vma mais plutôt des rappels pour l'endurance et le ciblage des allures et des FC correspondantes.
Dans mon entourage, il est très souvent question d'entraînement à la FC mais aussi des séances au chrono. On ne crache pas sur la vma courte, moyenne ou longue suivant le profil du coureur.
On ne crache pas non plus sur les compétitions intermédiaires pour agrémenter les longues semaines d'entraînement.
Cependant il faut utiliser ces courses intermédiaires avec du bons sens.
La planification des séances tient compte de la fatigue de l'athlète. Si on parle fatigue alors on parle récupération.
On dit souvent, telle séance a laissé des traces, sur telle course on a laissé de la gomme.
La difficulté est d'abord de trouver des courses intéressantes à caser dans le planning et il faut aussi souvent refuser une course qui serait mal placée.
Il y a les accrocs qui courent quasiment tous les dimanches, ils sont complètement addicts soit parce que cela fait des années qu'ils font cela et du coup leur entraînement n'est rien d'autre que courir en compétition, soit parce qu'ils sont drogués aux podiums et ne peuvent plus s'en passer soit parce que derrière cela il y a d'autres problèmes.
J'ai des gars qui sont à l'inverse de tout cela, il y en a qui ne veulent pas entendre parler de compétition intermédiaire parce que tout simplement que quand ils s'alignent, suivant la date de la course, je leur demande de gérer l'effort et de ne pas se crâmer avant le vrai objectif qui est le MARATHON.
Donc si à 2 semaines du marathon on leur propose un semi, je dis NON.
si à 3 semaines c'est un semi, je dis oui mais .... fifty/fifty, moitié pour encore travailler le départ du marathon, donc à l'allure marathon et du coup on mesure la dérive de FC. et l'autre moitié vite voire à fond si affinité.
à 4 semaines on peut avoir le même schéma allure marathon puis vite avec seulement 5 km avec le frein, cela dépend aussi du gars.
à 5 6 ou 7 semaines je préfère que le gars se fasse plaisir à fond mais sur 10km. Cela fait l'équivalent d'une grosse séance de vma longue, du coup les semaines suivantes on fait des séances de maintien de vma légères et on se focalise sur les allures autour du marathon.
Dans tous les cas, il faut toujours se rappeler que les compétitions intermédiaires ne doivent pas détourner de l'objectif principal. Mettre toute son énergie sur un semi peut avoir comme conséquence de faire un très beau chrono mais l'expérience a montré que le marathon qui suivait été "moins pêchu" soit pas manque de fraîcheur physique (pas de canne au 36ème par exemple) soit parce que la gnaque avait été mobilisée sur la compétition "d'avant" et du coup plus d'envie de se faire mal
Les marathons préparés sont :
- Cheverny que j'affectionne car l'organisation autour de christian Hurson est adorable, ce sont des marathoniens au service de marathoniens,
- Paris qui n'a pas du tout la même saveur et constitue une expérience si on veut participer à une grosse manifestation à plus de 35000 inscrits et plus question d'être bichonné personnellement,
- Sénart, Nantes, le Mont St Michel en mai.
Pour ce qui est de la durée de la préparation cela peut varier de 16 à 8 semaines selon qu'on intégre ou non la préparation générale, selon le type de coureur, selon la "sensibilité" de l'entraîneur.
Si vous prenez un coureur qui ne s'entraîne pas l'hiver mais fait juste quelques footings pour s'entraîner alors oui, mettons 16 semaines d'entraînement avec 8 semaines pour le remettre en état avec une préparation générale et enchaîner avec 6 semaines de travail spécifique marathon puis 2 semaines de relâchement pour qu'il soit frais pour son 42,195 km.
SI vous prenez à l'opposé, un gras qui s'est tapé les cross, qui a commencé en décembre avec des cross d'entraînemet et a enchaîné en janvier les championnats, à priori il n'a pas besoin d'en remttre une couche pour la vma mais plutôt des rappels pour l'endurance et le ciblage des allures et des FC correspondantes.
Dans mon entourage, il est très souvent question d'entraînement à la FC mais aussi des séances au chrono. On ne crache pas sur la vma courte, moyenne ou longue suivant le profil du coureur.
On ne crache pas non plus sur les compétitions intermédiaires pour agrémenter les longues semaines d'entraînement.
Cependant il faut utiliser ces courses intermédiaires avec du bons sens.
La planification des séances tient compte de la fatigue de l'athlète. Si on parle fatigue alors on parle récupération.
On dit souvent, telle séance a laissé des traces, sur telle course on a laissé de la gomme.
La difficulté est d'abord de trouver des courses intéressantes à caser dans le planning et il faut aussi souvent refuser une course qui serait mal placée.
Il y a les accrocs qui courent quasiment tous les dimanches, ils sont complètement addicts soit parce que cela fait des années qu'ils font cela et du coup leur entraînement n'est rien d'autre que courir en compétition, soit parce qu'ils sont drogués aux podiums et ne peuvent plus s'en passer soit parce que derrière cela il y a d'autres problèmes.
J'ai des gars qui sont à l'inverse de tout cela, il y en a qui ne veulent pas entendre parler de compétition intermédiaire parce que tout simplement que quand ils s'alignent, suivant la date de la course, je leur demande de gérer l'effort et de ne pas se crâmer avant le vrai objectif qui est le MARATHON.
Donc si à 2 semaines du marathon on leur propose un semi, je dis NON.
si à 3 semaines c'est un semi, je dis oui mais .... fifty/fifty, moitié pour encore travailler le départ du marathon, donc à l'allure marathon et du coup on mesure la dérive de FC. et l'autre moitié vite voire à fond si affinité.
à 4 semaines on peut avoir le même schéma allure marathon puis vite avec seulement 5 km avec le frein, cela dépend aussi du gars.
à 5 6 ou 7 semaines je préfère que le gars se fasse plaisir à fond mais sur 10km. Cela fait l'équivalent d'une grosse séance de vma longue, du coup les semaines suivantes on fait des séances de maintien de vma légères et on se focalise sur les allures autour du marathon.
Dans tous les cas, il faut toujours se rappeler que les compétitions intermédiaires ne doivent pas détourner de l'objectif principal. Mettre toute son énergie sur un semi peut avoir comme conséquence de faire un très beau chrono mais l'expérience a montré que le marathon qui suivait été "moins pêchu" soit pas manque de fraîcheur physique (pas de canne au 36ème par exemple) soit parce que la gnaque avait été mobilisée sur la compétition "d'avant" et du coup plus d'envie de se faire mal
mercredi 24 février 2010
réponse à cyril sur le travail de pied
Comme souvent il suffit de regarder de demander les avis de chacun et on est éclairé.
La question était:
"Qu'appelles-tu "travail de pied" dans une séance d'entrainement? Est-il possible de modifier la façon dont on pose ses pieds pour être plus efficace même à mon age avancé (37)? Y'a t'il des façons de poser ses pieds selon le type de course (route, trail)?"
Plus le temps passe et moins j'ai envie d'être péremptoire. Je regarde mes gars courir, il y a les crossmen, les jeunes et il y a les plus anciens qui vont sur les trails et le long. Certains jeunes ont une foulée naturellement "belle", certains anciens ont une foulée pas très belle à voir mais ... si je vous donne leurs chronos vous vous direz qu'il vaut mieux être mauvais à l'entraînement avec des éducatifs "ratés" et gagner des courses ... grâce à un mental hors norme.
Après des longs trails, suivant le profil, les gars me disent qu'ils ont mal, ici, en me montrant, une face extérieure de genou ou là en me montrant les quadris ou bien encore là ... le tendon d'achille et nous y reviendrons.
Puisqu'il y a des poses de pied différentes entre le sprint et le demi-fond, déjà entre le début de course et la fin de course, il y a des raisons biomécaniques et physiologiques, mais cela n'engage que moi.
Dans le cas du début d'un sprint à la sortie des startings blocks, il y a propulsion, le corps est devant, ensuite le coureur est plus aérien, il griffe avec ses pointes, jamais le talon ne touche le sol. Voyez comme les sprinters ont des sacrés muscles et s'entraînent avec des charges.
Cela va vite, très vite en poussée puis très vite en traction et accessoirement en pleine vitesse il faut être souple, relâché.
Dans le cas d'un demi fondeur, le départ est debout, dès le coup de pétard, c'est du griffé, pareil le talon ne touche pas le sol. Là pas de grosses cuisses cuisses, musculature en général fine et beaux mollets, chevilles fines.
Si tu demandes où sont les plus grandes blessures des demi-fondeurs et des fondeurs qui passent le 10000 et qui vont sur la route, tu obtiens souvent la réponse: le talon d'achille.
Remarque que quand tu cours sans poser le talon, le mollet est bien sollicité et ce mollet est attaché en bas par ... le tendon d'achille.
La recherche de performance ne fait pas toujours bon ménage avec le maintien de l'intégrité du corps. La chirurgie passe quelquefois pour réparer ces fameux tendons qui ont bien été abîmés.
Quand on passe sur des distances au delà du marathon le tendon ne peut plus supporter d'être sollicité si durement pendant des heures. D'ailleurs sur les courses de montagne, même si ce n'est pas pendant des heures, on s'aperçoit que des très bons coureurs peuvent prendre la tête de la course mais ne tiennent pas toute la course car en montée le mollet est encore plus sollicité si on grimpe sur la pointe. le tendon ne tient pas. Des grimpeurs de très bon niveau ont appris à poser le talon dans la montée pour durer, pour endurer.
Alors sur route sur du long (la longueur dépend de chacun), sur trail il me paraît évident qu'il faut poser le talon, dérouler le pied et ainsi soulager le mollet et le tendon d'achille. Encore une fois, plus le trail s'allonge et plus cela ressemble à de la randonnée sportive c'est à dire, beaucoup de marche rapide en montée et de l'endurance raisonnable quand c'est possible. Dans ce cas, en marche, on pose le talon, on déroule le pied.
Voilà pourquoi quand j'encadre une séance d'entraînement je rappelle toujours que les éducatifs que nous faisons, le travail de pied, de foulée est surtout pour le demi-fond, le cross et le fond, c'est bien de faire ça l'hiver et au printemps quand on quitte le cross, qu'on passe sur les marathons ou les trails, on garde un peu d'éducatifs avant la VMA pour conserver une belle foulée mais si on passe sur l'ultra, on fait des exercices de déroulé de pied et d'ailleurs le travail de VMA n'est plus du tout le même.
Au fait cyril, pour moi 37 ans c'est un bel âge pour l'endurance. J'en ai un peu plus et je crois que je peux toujours travailler pour obtenir des améliorations sur certains aspects de la course pied.
Le champ des améliorations est vaste, suivant le coureur il y a variétés de paramètres sur lesquels on peut agir. L'entraînement n'est pas seulement l'adaptation biomécanique ou physiologique, il ne faut pas oublier le mental. Quelquefois je rencontre des coureurs qui peuvent gagner qui ont fait ce qu'il fallait avant la course sauf du côté mental. Un ultra-trail c'est beaucoup beaucoup dans la tête que cela se joue le jour J, les petits bobos en cours de chemin ne doivent pas faire baisser les bras ou bien faire faiblir la foulée.
Je ne te donnerai qu'un seul conseil, regarde le film l'aventure c'est l'aventure, regarde Aldo Maccione, imite sa démarche, fais le de plus en plus vite jusqu'à décoller ... c'est cela le travail de foulée en déroulé de pied.
La question était:
"Qu'appelles-tu "travail de pied" dans une séance d'entrainement? Est-il possible de modifier la façon dont on pose ses pieds pour être plus efficace même à mon age avancé (37)? Y'a t'il des façons de poser ses pieds selon le type de course (route, trail)?"
Plus le temps passe et moins j'ai envie d'être péremptoire. Je regarde mes gars courir, il y a les crossmen, les jeunes et il y a les plus anciens qui vont sur les trails et le long. Certains jeunes ont une foulée naturellement "belle", certains anciens ont une foulée pas très belle à voir mais ... si je vous donne leurs chronos vous vous direz qu'il vaut mieux être mauvais à l'entraînement avec des éducatifs "ratés" et gagner des courses ... grâce à un mental hors norme.
Après des longs trails, suivant le profil, les gars me disent qu'ils ont mal, ici, en me montrant, une face extérieure de genou ou là en me montrant les quadris ou bien encore là ... le tendon d'achille et nous y reviendrons.
Puisqu'il y a des poses de pied différentes entre le sprint et le demi-fond, déjà entre le début de course et la fin de course, il y a des raisons biomécaniques et physiologiques, mais cela n'engage que moi.
Dans le cas du début d'un sprint à la sortie des startings blocks, il y a propulsion, le corps est devant, ensuite le coureur est plus aérien, il griffe avec ses pointes, jamais le talon ne touche le sol. Voyez comme les sprinters ont des sacrés muscles et s'entraînent avec des charges.
Cela va vite, très vite en poussée puis très vite en traction et accessoirement en pleine vitesse il faut être souple, relâché.
Dans le cas d'un demi fondeur, le départ est debout, dès le coup de pétard, c'est du griffé, pareil le talon ne touche pas le sol. Là pas de grosses cuisses cuisses, musculature en général fine et beaux mollets, chevilles fines.
Si tu demandes où sont les plus grandes blessures des demi-fondeurs et des fondeurs qui passent le 10000 et qui vont sur la route, tu obtiens souvent la réponse: le talon d'achille.
Remarque que quand tu cours sans poser le talon, le mollet est bien sollicité et ce mollet est attaché en bas par ... le tendon d'achille.
La recherche de performance ne fait pas toujours bon ménage avec le maintien de l'intégrité du corps. La chirurgie passe quelquefois pour réparer ces fameux tendons qui ont bien été abîmés.
Quand on passe sur des distances au delà du marathon le tendon ne peut plus supporter d'être sollicité si durement pendant des heures. D'ailleurs sur les courses de montagne, même si ce n'est pas pendant des heures, on s'aperçoit que des très bons coureurs peuvent prendre la tête de la course mais ne tiennent pas toute la course car en montée le mollet est encore plus sollicité si on grimpe sur la pointe. le tendon ne tient pas. Des grimpeurs de très bon niveau ont appris à poser le talon dans la montée pour durer, pour endurer.
Alors sur route sur du long (la longueur dépend de chacun), sur trail il me paraît évident qu'il faut poser le talon, dérouler le pied et ainsi soulager le mollet et le tendon d'achille. Encore une fois, plus le trail s'allonge et plus cela ressemble à de la randonnée sportive c'est à dire, beaucoup de marche rapide en montée et de l'endurance raisonnable quand c'est possible. Dans ce cas, en marche, on pose le talon, on déroule le pied.
Voilà pourquoi quand j'encadre une séance d'entraînement je rappelle toujours que les éducatifs que nous faisons, le travail de pied, de foulée est surtout pour le demi-fond, le cross et le fond, c'est bien de faire ça l'hiver et au printemps quand on quitte le cross, qu'on passe sur les marathons ou les trails, on garde un peu d'éducatifs avant la VMA pour conserver une belle foulée mais si on passe sur l'ultra, on fait des exercices de déroulé de pied et d'ailleurs le travail de VMA n'est plus du tout le même.
Au fait cyril, pour moi 37 ans c'est un bel âge pour l'endurance. J'en ai un peu plus et je crois que je peux toujours travailler pour obtenir des améliorations sur certains aspects de la course pied.
Le champ des améliorations est vaste, suivant le coureur il y a variétés de paramètres sur lesquels on peut agir. L'entraînement n'est pas seulement l'adaptation biomécanique ou physiologique, il ne faut pas oublier le mental. Quelquefois je rencontre des coureurs qui peuvent gagner qui ont fait ce qu'il fallait avant la course sauf du côté mental. Un ultra-trail c'est beaucoup beaucoup dans la tête que cela se joue le jour J, les petits bobos en cours de chemin ne doivent pas faire baisser les bras ou bien faire faiblir la foulée.
Je ne te donnerai qu'un seul conseil, regarde le film l'aventure c'est l'aventure, regarde Aldo Maccione, imite sa démarche, fais le de plus en plus vite jusqu'à décoller ... c'est cela le travail de foulée en déroulé de pied.
mercredi 17 février 2010
marathon de Paris et Cheverny, la prépa est démarrée !
Lundi nous étions à 8 semaines pile du marathon de Paris et celui de Cheverny.
Certains récupéraient d'une course du dimanche, ils ont fait footing 45' le lundi, puis 1h le mardi et aujourd'hui c'est le début des séances vace des FC ciblées !
Les gars en veulent, cela devrait donner des places au scratch pas loin du top 50 !
à Paris il a fallu attendre jusqu'à mardi pour utiliser la piste pour un test Delerue, Oliv a constaté des améliorations, le potentiel est là, il va falloir s'entraîner dur pour s'éloigner des 3h00 et se rapprocher des chronos des copains. Bon c'est vrai qu'il y a un sacré écart sur le court et le cross mais l'endurance est faite de travail et de patience et surtout sur Marathon il ne faut pas se tromper, partir sur les supers sensations et c'est la gamelle assurée vers le 26ème ou un peu plus loin.
Oliv va faire un footing de récupération ce mercredi et jeudi ... c'est parti pour balayer des FC autour de celles du marathon !
La semaine prochaine, ceux qui préparent Marseille ou Annecy vont entrer aussi dans la prépa.
Certains récupéraient d'une course du dimanche, ils ont fait footing 45' le lundi, puis 1h le mardi et aujourd'hui c'est le début des séances vace des FC ciblées !
Les gars en veulent, cela devrait donner des places au scratch pas loin du top 50 !
à Paris il a fallu attendre jusqu'à mardi pour utiliser la piste pour un test Delerue, Oliv a constaté des améliorations, le potentiel est là, il va falloir s'entraîner dur pour s'éloigner des 3h00 et se rapprocher des chronos des copains. Bon c'est vrai qu'il y a un sacré écart sur le court et le cross mais l'endurance est faite de travail et de patience et surtout sur Marathon il ne faut pas se tromper, partir sur les supers sensations et c'est la gamelle assurée vers le 26ème ou un peu plus loin.
Oliv va faire un footing de récupération ce mercredi et jeudi ... c'est parti pour balayer des FC autour de celles du marathon !
La semaine prochaine, ceux qui préparent Marseille ou Annecy vont entrer aussi dans la prépa.
mardi 16 février 2010
Pilou de Dunes d'Espoir ... à lire
Pilou est le correspondant de l'antenne Grand Ouest de Dunes d'Espoir.
non seulement il a permis à des coureurs venus de partout de faire de belles équipes, mais il a aussi couvert le WE avec son appareil photo et a rajouté de sa plume.
Il suffit de suivre le lien
http://piloumontagne.blog4ever.com/blog/lirarticle-132192-1642976.html
non seulement il a permis à des coureurs venus de partout de faire de belles équipes, mais il a aussi couvert le WE avec son appareil photo et a rajouté de sa plume.
Il suffit de suivre le lien
http://piloumontagne.blog4ever.com/blog/lirarticle-132192-1642976.html
lundi 15 février 2010
la semaine avant la St Valentin
Lundi,
réveil comme d'habitude avec déjà pleins de sujets dans la tête à "traîter", du professionnel et du sportif.
journée de travail prenante avec une réunion très intéressante où il est question de géolocalisation de randonneurs, de trailers; c'est bien car c'est à la fois dans ma sphère professionnelle avec des logiciels, du matériel de transmission, des protocoles et ... je ne vous en dis pas plus, cela fait plaisir de discuter en même temps de course à pied, de sport, de randonnée avec un autre passionné. En temps voulu, lui-même communiquera sur ses beaux projets liés à sa passion, notre passion.
Le soir réunion-diner-débat DCF35 cela m'a fait une journée très longue.
Mardi,
réveil somme toute tardif, il est 6 heures et je dois me préparer pour aller animer un cours à St Malo, j'ai une heure de route en gros. Comme j'ai de l'avance, je jette un oeil à mes courriels, ... de la routine ... de nombreux messages, je commence à en traiter quelques uns, oups je ne vois pas le temps passer et je vais être en retard. En effet, je quitte le parking avec 8' de retard par rapport à mon planning prévisionnel. Pas mauvais le bougre, j'arrive dans la salle de classe avec exactement 8 minutes de retard, il est 8h08. ouh la la, je n'aime pas ça, j'ai des dizaines de visages qui me scrutent, c'est bête mais c'est un classique, il vaut mieux être en avance pour voir arriver les élèves ou les "séminaristes" un par un, c'est plus facile à encaisser.
La journée se passe bien car d'entrée je leur ai mis la pression, ils sont en fin de cycle et ils vont partir en stage alors qu'ils commencent à avoir une attitude professionnelle et non pas scolaire. Dans les études on peut se contenter de la moyenne pour obtenir son diplôme mais dans la vie réelle il faut viser le zéro défaut et dans les télécoms, la sécurité c'est pire il faut absolument chasser les bugs, faire que le réseau, l'informatique tourne à 100% et 100% du temps. Donc il faut obtenir 20/20, un 19 cela pourrait signifier d'être "viré". C'est dur la réalité du travail.
Ma journée de mardi à St malo m'a bien usé, j'ai du mal sur la route de retour à me convaincre qu'il ne faut pas m'arrêter pour une petite sieste. J'ai bien fait de tenir bon parce que j'arrive encore avec du retard aux Champs Libres, le rdv était à 18h30 pour réunir le club, la JA Melesse. C'est un moment privilégié où j'ai réussi à réunir mes amis sportifs, il y a essentiellement les membres de la section Athlétisme course à pied et du tennis de table, du basket, du roller et ma famille, beaucoup d'enfants sont là et c'est bien sympathique. Nous sommes invités par Michel Cabaret nous avons droit à une merveilleuse heure de voyage dans les étoiles, dans l'espace et même au delà de notre galaxie. C'est un immense bonheur de pouvoir se rendre compte que l'univers est grandiose, nous sommes peu de chose et pourtant nous sommes heureux chacun à notre place et chacun à vouloir à son niveau construire sa vie, sa famille, son réseau d'amitié, ses réseaux de partage. Dans le monde associatif, il y a beaucoup qui donnent de leur énergie, ils ne cherchent pas à recevoir mais cela se fait naturellement. Souvent on s'aperçoit que la somme de ce qui est donné est inférieur à la somme de ce qui est reçu. Les égoïstes, les égocentristes, les consommateurs, ne s'aperçoivent pas que globalement et individuellement ils sont perdants, surtout question plaisir. Mardi soir après avoir vu les visages émerveillés des enfants, des amis à la sortie du planétarium, avec ma famille nous sommes allés diner tranquillement et nous étions contents.
Mercredi,
St malo bis répétita, la journée est moins longue, les étudiants semblent contents que ce soit plus court mais aussi parce que les deux jours passés ensemble étaient quand même instructifs et sympathiques. De mon point de vue, cela a été positif, j'ai un avis plus optimiste sur leurs devenirs.
Mercredi soir, nous avons eu une réunion pour l'organisation du relais de nuit du 13 mars à Melesse, Christian et Raymond connaissant leur affaire par coeur, cela a été très vite réglé, nous avons savouré un gateau, et nous avons papoté de courses, de cross, d'anciens etc ... C'était un vrai plaisir pour les deux jeunes thierry et moi, nous avons appris tant d'anecdotes sur trente ans de club.
Bilan de milieu de semaine, je n'ai pas eu le temps de courir une seule fois j'ai eu trois journées du style 5h30-6h00 jusque 23h00-minuit.
Jeudi,
au programme une formation à la société et je dois être là ddu début à la fin.
bon alors, réveil 5h30, je vais aller faire un footing à la frontale. c'est bien ma veine, il neige. Tant pis, j'y vais mollo, les appuis sont incertains mais c'est très agréable de fouler une neige vierge. Je rentre après seulement un mini-footing mais il m'a fait beaucoup de bien car mes jambes finissaient par être "dures" de ne pas courir.
jeudi soir ma première soirée à ne rien faire, du bonheur.
Vendredi,
visite d'une société avec une nouvelle technologie et un nouveau marché potentiellement énorme.
Le midi déjeûner avec des amis de mon club DCF35 nous sommes tous un peu sur la même ligne, on est la tête dans le guidon et on a même envie de rester chez soi pour se reposer un peu la tête et puis on se dit que c'est bien d'aller discuter et partager.
Déjeûner gagnant puisque même si c'est avec mon étiquette professionnelle que je me présente, c'est efficace à la fois personnellement et professionnellement, car échanger sur nos problématiques homologues cela donnent souvent de pistes pour de futures résolutions.
l'après-midi, réunion avec un confrère, celle-ci était informelle, sympathique mais nécessaire pour des projets communs à venir.
Voilà une belle semaine de travail où je n'ai quasiment pas vu le temps passer.
En fait, j'étais, l'air de rien usé dans ma tête et mes jambes n'ont tourné qu'une seule fois et c'est trop peu pour justement évacuer un trop plein de travail cérébral.
le Week-End est arrivé.
samedi, réveil comme tous les autres jours un peu avant 6 heures, je me remet à traiter les mails. Sincèrement, cela me gave, il y en a trop. Grace à l'accès webmail, j'ai aussi la possibilité de "chat". Cela m'enlève du travail de rédaction de courriels. Coup de bol, thierry mon ami entraîneur est aussi connecté. Avant d'aller à l'entraînement on a une discussion sur la vie du club, nous commençons à régler le WE d'après pour le déplacement et l'hébergement à Evreux où se tiendra la demi-finale du championnat de France de cross. L'air de rien, ça me bouffe aussi de l'énergie à envoyer des courriels, à donner des coups de fils pour savoir qui se désiste qui remplace, etc ...
Heureusement il y a la course à pied. Babeth bosse ce samedi matin, je la dépose à son travail et je me dirige vers Melesse. C'est sympa de voir arriver les grands et les petits coureurs du club. La voiture de dédé est là mais il a dû partir faire un long footing en attendant. J'avais prévenu qu'il me fallait me préserver pour être en forme pour un gros WE sportif qui se profilait. Pris par la fougue des autres, j'ai fait pratiquement toute la séance. Classique: échauffement, éducatifs, travail de pied, travail de foulée, vma courte et vma moyenne. Imbécile que je suis, j'ai fait une vraie séance au lieu de juste la montrer.
Retour à la maison, après un déjeûner léger j'ai fait une sieste.
A peine réveillé, il m'a fallu me dépêcher, j'ai rendez vous au terminus du métro à la poterie avec des nouveaux qui se sont inscrits pour courir avec Dunes d'Espoir.
Eh Oui, c'est cela le gros truc de ce WE, courir avec les enfants grâce à l'association Dunes d'Espoir.
Aujourd'hui mon corps s'en rappelle très très fort, je suis fracassé, concassé, dès que j'aurai les liens vers les photos prises dimanche, je pourrais tenter de faire un récit. Ce sera peut-être impossible à retranscrire les émotions que j'ai eues.
Pour résumer, Rennes-Plouhran, voyage en voiture et découverte de nouveaux amis entrant à Dues d'espoir, Fabrice et Evelyne. 19h00 Noz Trail, une équipe soudée autour d'un enfant en joëlette, des passages difficiles dans le noir, une course qui vous fatigue qui semble longue. Très peu alimenté avant, j'ai subi une fringale. Les bains de pieds dans l'eau glacée m'a valu des crampes. C'était quand même très dur mais cela valait le coup. Samedi soir au gite nous avons eu une mini-soirée car il fallait quand même se refaire une santé en dormant. Nous avons eu droit en gros à 23h30 jusqu'à 6h pour dormir. Il paraît que j'étais dans une chambre de ronfleurs. Je n'ai rien entendu eux non plus. Nous étions tellement fatigués que notre sommeil devait être profond.
La matinée de dimanche nous avons eu droit à une météo clémente mais le parcours était vraiment exigeant. Sur le 22 km que nous avons parcouru, il y a eu des passages où la joellette ne passait que parce qu'on portait à bout de bras tendus en l'air. Certains escaliers étroits ne permettaient pas de tourner sans les portages.
Donc on peut dire que nous étions occis, laminés, presque sur les genous à l'arrivée mais Marouane est descendu et a parcouru les derniers mètres avec une joie communicative. Comme à chaque fois, je craque et m'effondre en larmes de bonheur. Tous les équipiers autour de la joëlette se congratulent, on s'enlace, on se félicite, on savoure le travail fait en équipe, chacun a fait ce qu'il pouvait, chacun a tiré ou poussé ou les deux, chacun a eu des moments de moins bien, il s'est mis en retrait a un peu récupéré et est revenu prendre des relais. Chacun a donné et chacun est heureux de connaître ce que nul autre peut connaître à sa place à moins d'être dans l'équipe. Oui c'est cela qui nous plaît, faire quelques chose de grand, en équipe avec l'enfant qui vibre avec toute l'équipe.
Vous devez comprendre qu'il y a des moments où on a envie que le temps s'arrête, on a tellement de plaisir après avoir partagé des moments d'efforts en équipe. Personnellement j'ai connu quelques courses avec un sentiment d'avoir fait le maximum et le sentiment d'avoir réussi quelque chose de grand et j'avais aussi dans ces moments des sentiments mélangés de fierté, de satisfaction, d'instant d'éternité, paradoxalement de modestie, d'humilité. Hier, même si c'était quelque chose de déjà vécu plusieurs fois avec Dunes, cela m'a fait pleurer de bonheur plusieurs fois, assez longtemps après l'arrivée. A d'autres qui n'ont pas l'habitude, je leur dis, lâchez vous n'ayez pas peur d'être vous même, laissez vous aller, quand les gamins vous sautent au coup et vous montrent combien ils sont heureux, ne leur cachez pas que vous avez reçu beaucoup plus que vous avez donné. Voilà un exemple où la somme de ce qui est donné est largement inférieure à ce que l'on reçoit. C'est cela la magie du partage du coeur, ce n'est pas de l'addition c'est de la multiplication.
Dimanche après midi, stéphane le compagnon d'evelyne nous a ramené à Rennes. J'ai encore fait une sieste crapuleuse car j'étais occis, laminé, vous connaissez les termes, cuit, rincé, lessivé et j'en passe.
Dimanche soir,
Ce n'est pas de la course à pied, c'est plus important que tout ce qui s'est passé dans cette semaine très riche, en mettant bien sûr Dunes d'Espoir au dessus du lot, babeth et moi avons diné ensemble, nous aimons ces moments où mes autres activités, professionnelles ou sportives ne nous séparent pas. Cela fait cliché, en effet au restaurant il n'y avait que des tables de deux et beaucoup ont commencé leur repas avec des coupes de pétillant. C'était la saint Valentin, ma valentine est quand même fière de ce que je fais, de ce que je suis et moi j'aime qu'elle comprenne que la vie est complexe mais que des moments simples contribuent à mon bonheur.
réveil comme d'habitude avec déjà pleins de sujets dans la tête à "traîter", du professionnel et du sportif.
journée de travail prenante avec une réunion très intéressante où il est question de géolocalisation de randonneurs, de trailers; c'est bien car c'est à la fois dans ma sphère professionnelle avec des logiciels, du matériel de transmission, des protocoles et ... je ne vous en dis pas plus, cela fait plaisir de discuter en même temps de course à pied, de sport, de randonnée avec un autre passionné. En temps voulu, lui-même communiquera sur ses beaux projets liés à sa passion, notre passion.
Le soir réunion-diner-débat DCF35 cela m'a fait une journée très longue.
Mardi,
réveil somme toute tardif, il est 6 heures et je dois me préparer pour aller animer un cours à St Malo, j'ai une heure de route en gros. Comme j'ai de l'avance, je jette un oeil à mes courriels, ... de la routine ... de nombreux messages, je commence à en traiter quelques uns, oups je ne vois pas le temps passer et je vais être en retard. En effet, je quitte le parking avec 8' de retard par rapport à mon planning prévisionnel. Pas mauvais le bougre, j'arrive dans la salle de classe avec exactement 8 minutes de retard, il est 8h08. ouh la la, je n'aime pas ça, j'ai des dizaines de visages qui me scrutent, c'est bête mais c'est un classique, il vaut mieux être en avance pour voir arriver les élèves ou les "séminaristes" un par un, c'est plus facile à encaisser.
La journée se passe bien car d'entrée je leur ai mis la pression, ils sont en fin de cycle et ils vont partir en stage alors qu'ils commencent à avoir une attitude professionnelle et non pas scolaire. Dans les études on peut se contenter de la moyenne pour obtenir son diplôme mais dans la vie réelle il faut viser le zéro défaut et dans les télécoms, la sécurité c'est pire il faut absolument chasser les bugs, faire que le réseau, l'informatique tourne à 100% et 100% du temps. Donc il faut obtenir 20/20, un 19 cela pourrait signifier d'être "viré". C'est dur la réalité du travail.
Ma journée de mardi à St malo m'a bien usé, j'ai du mal sur la route de retour à me convaincre qu'il ne faut pas m'arrêter pour une petite sieste. J'ai bien fait de tenir bon parce que j'arrive encore avec du retard aux Champs Libres, le rdv était à 18h30 pour réunir le club, la JA Melesse. C'est un moment privilégié où j'ai réussi à réunir mes amis sportifs, il y a essentiellement les membres de la section Athlétisme course à pied et du tennis de table, du basket, du roller et ma famille, beaucoup d'enfants sont là et c'est bien sympathique. Nous sommes invités par Michel Cabaret nous avons droit à une merveilleuse heure de voyage dans les étoiles, dans l'espace et même au delà de notre galaxie. C'est un immense bonheur de pouvoir se rendre compte que l'univers est grandiose, nous sommes peu de chose et pourtant nous sommes heureux chacun à notre place et chacun à vouloir à son niveau construire sa vie, sa famille, son réseau d'amitié, ses réseaux de partage. Dans le monde associatif, il y a beaucoup qui donnent de leur énergie, ils ne cherchent pas à recevoir mais cela se fait naturellement. Souvent on s'aperçoit que la somme de ce qui est donné est inférieur à la somme de ce qui est reçu. Les égoïstes, les égocentristes, les consommateurs, ne s'aperçoivent pas que globalement et individuellement ils sont perdants, surtout question plaisir. Mardi soir après avoir vu les visages émerveillés des enfants, des amis à la sortie du planétarium, avec ma famille nous sommes allés diner tranquillement et nous étions contents.
Mercredi,
St malo bis répétita, la journée est moins longue, les étudiants semblent contents que ce soit plus court mais aussi parce que les deux jours passés ensemble étaient quand même instructifs et sympathiques. De mon point de vue, cela a été positif, j'ai un avis plus optimiste sur leurs devenirs.
Mercredi soir, nous avons eu une réunion pour l'organisation du relais de nuit du 13 mars à Melesse, Christian et Raymond connaissant leur affaire par coeur, cela a été très vite réglé, nous avons savouré un gateau, et nous avons papoté de courses, de cross, d'anciens etc ... C'était un vrai plaisir pour les deux jeunes thierry et moi, nous avons appris tant d'anecdotes sur trente ans de club.
Bilan de milieu de semaine, je n'ai pas eu le temps de courir une seule fois j'ai eu trois journées du style 5h30-6h00 jusque 23h00-minuit.
Jeudi,
au programme une formation à la société et je dois être là ddu début à la fin.
bon alors, réveil 5h30, je vais aller faire un footing à la frontale. c'est bien ma veine, il neige. Tant pis, j'y vais mollo, les appuis sont incertains mais c'est très agréable de fouler une neige vierge. Je rentre après seulement un mini-footing mais il m'a fait beaucoup de bien car mes jambes finissaient par être "dures" de ne pas courir.
jeudi soir ma première soirée à ne rien faire, du bonheur.
Vendredi,
visite d'une société avec une nouvelle technologie et un nouveau marché potentiellement énorme.
Le midi déjeûner avec des amis de mon club DCF35 nous sommes tous un peu sur la même ligne, on est la tête dans le guidon et on a même envie de rester chez soi pour se reposer un peu la tête et puis on se dit que c'est bien d'aller discuter et partager.
Déjeûner gagnant puisque même si c'est avec mon étiquette professionnelle que je me présente, c'est efficace à la fois personnellement et professionnellement, car échanger sur nos problématiques homologues cela donnent souvent de pistes pour de futures résolutions.
l'après-midi, réunion avec un confrère, celle-ci était informelle, sympathique mais nécessaire pour des projets communs à venir.
Voilà une belle semaine de travail où je n'ai quasiment pas vu le temps passer.
En fait, j'étais, l'air de rien usé dans ma tête et mes jambes n'ont tourné qu'une seule fois et c'est trop peu pour justement évacuer un trop plein de travail cérébral.
le Week-End est arrivé.
samedi, réveil comme tous les autres jours un peu avant 6 heures, je me remet à traiter les mails. Sincèrement, cela me gave, il y en a trop. Grace à l'accès webmail, j'ai aussi la possibilité de "chat". Cela m'enlève du travail de rédaction de courriels. Coup de bol, thierry mon ami entraîneur est aussi connecté. Avant d'aller à l'entraînement on a une discussion sur la vie du club, nous commençons à régler le WE d'après pour le déplacement et l'hébergement à Evreux où se tiendra la demi-finale du championnat de France de cross. L'air de rien, ça me bouffe aussi de l'énergie à envoyer des courriels, à donner des coups de fils pour savoir qui se désiste qui remplace, etc ...
Heureusement il y a la course à pied. Babeth bosse ce samedi matin, je la dépose à son travail et je me dirige vers Melesse. C'est sympa de voir arriver les grands et les petits coureurs du club. La voiture de dédé est là mais il a dû partir faire un long footing en attendant. J'avais prévenu qu'il me fallait me préserver pour être en forme pour un gros WE sportif qui se profilait. Pris par la fougue des autres, j'ai fait pratiquement toute la séance. Classique: échauffement, éducatifs, travail de pied, travail de foulée, vma courte et vma moyenne. Imbécile que je suis, j'ai fait une vraie séance au lieu de juste la montrer.
Retour à la maison, après un déjeûner léger j'ai fait une sieste.
A peine réveillé, il m'a fallu me dépêcher, j'ai rendez vous au terminus du métro à la poterie avec des nouveaux qui se sont inscrits pour courir avec Dunes d'Espoir.
Eh Oui, c'est cela le gros truc de ce WE, courir avec les enfants grâce à l'association Dunes d'Espoir.
Aujourd'hui mon corps s'en rappelle très très fort, je suis fracassé, concassé, dès que j'aurai les liens vers les photos prises dimanche, je pourrais tenter de faire un récit. Ce sera peut-être impossible à retranscrire les émotions que j'ai eues.
Pour résumer, Rennes-Plouhran, voyage en voiture et découverte de nouveaux amis entrant à Dues d'espoir, Fabrice et Evelyne. 19h00 Noz Trail, une équipe soudée autour d'un enfant en joëlette, des passages difficiles dans le noir, une course qui vous fatigue qui semble longue. Très peu alimenté avant, j'ai subi une fringale. Les bains de pieds dans l'eau glacée m'a valu des crampes. C'était quand même très dur mais cela valait le coup. Samedi soir au gite nous avons eu une mini-soirée car il fallait quand même se refaire une santé en dormant. Nous avons eu droit en gros à 23h30 jusqu'à 6h pour dormir. Il paraît que j'étais dans une chambre de ronfleurs. Je n'ai rien entendu eux non plus. Nous étions tellement fatigués que notre sommeil devait être profond.
La matinée de dimanche nous avons eu droit à une météo clémente mais le parcours était vraiment exigeant. Sur le 22 km que nous avons parcouru, il y a eu des passages où la joellette ne passait que parce qu'on portait à bout de bras tendus en l'air. Certains escaliers étroits ne permettaient pas de tourner sans les portages.
Donc on peut dire que nous étions occis, laminés, presque sur les genous à l'arrivée mais Marouane est descendu et a parcouru les derniers mètres avec une joie communicative. Comme à chaque fois, je craque et m'effondre en larmes de bonheur. Tous les équipiers autour de la joëlette se congratulent, on s'enlace, on se félicite, on savoure le travail fait en équipe, chacun a fait ce qu'il pouvait, chacun a tiré ou poussé ou les deux, chacun a eu des moments de moins bien, il s'est mis en retrait a un peu récupéré et est revenu prendre des relais. Chacun a donné et chacun est heureux de connaître ce que nul autre peut connaître à sa place à moins d'être dans l'équipe. Oui c'est cela qui nous plaît, faire quelques chose de grand, en équipe avec l'enfant qui vibre avec toute l'équipe.
Vous devez comprendre qu'il y a des moments où on a envie que le temps s'arrête, on a tellement de plaisir après avoir partagé des moments d'efforts en équipe. Personnellement j'ai connu quelques courses avec un sentiment d'avoir fait le maximum et le sentiment d'avoir réussi quelque chose de grand et j'avais aussi dans ces moments des sentiments mélangés de fierté, de satisfaction, d'instant d'éternité, paradoxalement de modestie, d'humilité. Hier, même si c'était quelque chose de déjà vécu plusieurs fois avec Dunes, cela m'a fait pleurer de bonheur plusieurs fois, assez longtemps après l'arrivée. A d'autres qui n'ont pas l'habitude, je leur dis, lâchez vous n'ayez pas peur d'être vous même, laissez vous aller, quand les gamins vous sautent au coup et vous montrent combien ils sont heureux, ne leur cachez pas que vous avez reçu beaucoup plus que vous avez donné. Voilà un exemple où la somme de ce qui est donné est largement inférieure à ce que l'on reçoit. C'est cela la magie du partage du coeur, ce n'est pas de l'addition c'est de la multiplication.
Dimanche après midi, stéphane le compagnon d'evelyne nous a ramené à Rennes. J'ai encore fait une sieste crapuleuse car j'étais occis, laminé, vous connaissez les termes, cuit, rincé, lessivé et j'en passe.
Dimanche soir,
Ce n'est pas de la course à pied, c'est plus important que tout ce qui s'est passé dans cette semaine très riche, en mettant bien sûr Dunes d'Espoir au dessus du lot, babeth et moi avons diné ensemble, nous aimons ces moments où mes autres activités, professionnelles ou sportives ne nous séparent pas. Cela fait cliché, en effet au restaurant il n'y avait que des tables de deux et beaucoup ont commencé leur repas avec des coupes de pétillant. C'était la saint Valentin, ma valentine est quand même fière de ce que je fais, de ce que je suis et moi j'aime qu'elle comprenne que la vie est complexe mais que des moments simples contribuent à mon bonheur.
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