vendredi 7 mars 2008

séance vma courte

si je vous dit:

"une séance de vma courte c'est:
- 30' d'échauffement
- des éducatifs
- 2 x 10 x 30"-30" R2' (2 séries de 10 fois 30" vite 30" lent avec une récupération de 2' entre les deux séries)
- 10' RC (Retour au Calme)"

c'est plus poétique? ... vous préférez à l'article d'avant (..... cherchez l'intrus) ?

Echanges, diffusion, communication, télécommunications, transmissions, cherchons l'intrus !

Les sites web persos ont pris un coup de vieux à l'arrivée des blogs.
Pour résumer, un site est un ensemble de pages web éditées par une ou plusieurs personnes que des internautes viennent consulter.
Un blog est un journal édité par une personne en général qui écrit plus ou moins régulièrement des articles en fonction de ses humeurs, de ce qu'il vit ou voit autour de lui.
Une différence que j'ai vue qui m'a semblé importante est la possibilité sur un blog qu'un lecteur poste un commentaire.
Ceci m'amène au message de ce jour sans prétention d'expliquer le rapport blog/site perso.

Réfléchissons à ce que demande la collaboration entre un entraineur et un athlète en vue d'obtenir le meilleur de celui-ci.

Récemment, j'ai rencontré à côté de chez moi et un peu plus loin à Barcelone des coureurs-internautes qui accessoirement lisent mon blog. Effectivement, sur mon blog, il y a peu de commentaires et je découvre tous les jours qu'il y a des lecteurs qui ne posteront jamais.
Cela peut venir de leur mode d'utilisation de l'Internet car il y en a qui reçoivent des courriels, les lisent et ne répondent jamais sauf ... quelquefois de vive voix ou par téléphone.
Un de ceux-ci m'a confié que mon blog devenait "philosophique".
Je lui dédie cet article et il verra bien si c'est de la philosophie, de la technique ou du domaine du futile.

Alors suite à cette rencontre barcelonaise, j'ai eu mon réflexe "prof de télécoms". Depuis des années je fais comprendre qu'il y a plusieurs moyens de transmission avec plusieurs types. Par exemple, le téléphone permet la mise en relation en direct et en bidirectionnel simultané, si les deux correspondants le désirent ils peuvent parler en même temps. D'ailleurs ils ne peuvent utiliser que le mode oral-verbal-auditif. Le grand défaut du téléphone est qu'il nécessite la disponibilité des deux personnes au même moment. La messagerie electronique, plus référencée sous le vocable email (prononcé yméle) permet d'envoyer des courriers avec des textes, des fichiers attachés de format divers, cela permet donc des échanges en temps différé avec plusieurs modes, on peut avoir des mots et des dessins, du verbal et du visuel. Le temps différé est formidable car on peut ne pas vivre au même rythme et j'ai la possibilité d'entrainer et communiquer avec un athlète d'un autre pays, dans un autre fuseau horaire. Que ce soit à côté de chez moi ou à l'autre bout de la planète, je peux envoyer un plan d'entrainement, l'athlète fera une ou des séances et enverra ses compte-rendus avec si possible ses courbes de Fréquence Cardiaques avec les temps intermédiaires. C'est bien de la communication avec télécommunications c'est à dire transmissions de signaux et c'est potentiellement très riche en possibiltés de transfert d'informations (sensations, moral, FC, chronos) merci Polar et Garmin.

En ce sens, ceux qui ne pratiquent que la méthode: "je fouine sur l'Internet, je trouve des astuces dans les revues" ne connaissent que la transmission dans un seul sens, c'est la diffusion (broadcast in english), çà a son utilité comme dans le cas des émissions télévisées mais dans ce cas il n'y a pas de voie de retour, c'est à dire qu'un téléspectateur peut religieusement regarder son émission sportive tous les dimanches mais ne peut pas envoyer dans l'autre sens ni son plaisir de voir de belles choses ni son désir de dire qu'il y a quelquefois des conneries racontées dans les reportages et les commentaires des journalistes ou des consultants.

Un entraineur sur le terrain reçoit de l'information de son athlète sans un mot sans un dessin mais par le langage du corps, on parle de communication kinesthésique. Quand l'entraineur est obligé de n'utiliser que le verbe et le dessin, l'écrit et les fichiers attachés, ça complique sa tâche, mais dans mon cas, j'y arrive quand même parce qu'il y a échange dans les deux sens via l'Internet (email ou voip).

Pour conclure, je vous dirais simplement et c'est une évidence pour moi: prenez un plan sur l'Internet, c'est gratuit ou un plan dans une revue, vous pouvez économiser quelques euros en pratiquant le photocopillage. (bon moi je suis contre) Si votre corps communique avec vous et que vous percevez un message, communiquer ne sera pas possible si vous n'avez pas de voie montante.

Pour que le cas soit plus compréhensible prenons un exemple:
- vous avez un plan standard sur 12 semaines
- 7 semaines se sont passées comme sur des roulettes
- même pas mal ! du bonheur !
- vous avez couru un semi-marathon dimanche dernier c'est à dire 5 semaines avant votre objectif de printemps
- ce n'était pas prévu dans le plan et vous l'avez appliqué,
juste en remplaçant une sortie longue par le semi
- vous avez fait un très bon chrono voire vous avez battu votre record personnel sur 21,1km
- bravo ! du bonheur !
- jeudi vous avez fait une belle séance
- vendredi matin, à l'arrière de la cuisse droite vous avez mal, moins de bonheur !
- c'est vrai que déjà mardi matin il y avait comme une petite gène lors d'un footing, début des grimaces
- vous êtes à 4 semaines du marathon de Paris,
- en fait, c'est le corps qui vous envoie un message, c'est toujours de la communication ni auditive ni visuelle mais il y a bien un message, ça passe sans doute par des connexions electrico-chimiques
- votre corps vous dit: "je suis fatigué, S'il Te Plait, calme le jeu voire fais une Pause !".
Si vous ignorez ce message, le corps vous en enverra un plus fort, contracture, périostite, fracture de fatigue c'est lui qui choisira en fonction de votre capacité à encaisser.
Comme vous êtes sans entraineur alors vous vous retournez peut-être vers un forum de course à pied.
....
Vous avez à boire et à manger en terme de réponses.
En tous cas, d'une diffusion (broadcast) vous êtes passé en mode "multicast" c'est à dire multi-destinataire. Est-ce là une bonne chose ? c'est mieux que rien.

Pour ma part, je suis pour privilégier les communications point à point, face à face, sur le stade quand c'est possible, sinon par le téléphone, le courrier electronique et de temps en temps autour d'un verre ou d'un repas. J'aime les vraies communications bidirectionnelles simultanées et je me contente un peu des rencontres virtuelles en attendant de communiquer en auditif, visuel et kinesthésique.

A bientôt dans la vraie vie !

lundi 3 mars 2008

marathon, semi, cross

pour beaucoup c'est dans l'ordre inverse que ça se passe:

championnats de cross (janvier-février)

semi-marathon de préparation (début mars) et

objectif principal : marathon de Printemps en avril.

ce Week End, quelques copains ont participé à un marathon, un semi et à la finale du championnat de France de cross.


Barcelone,

j'ai pris le départ et très vite je n'avais que l'envie d'arrêter, par moment c'était presque la nausée. Au deuxième ravitaillement, c'est à dire au 10ème km, j'avais chaud, j'ai bu ma bouteille d'eau et je me disais que peut-être les bonnes sensations allaient arriver. Il faisait beau, ciel bleu température idéale aux alentours de 16 degrés Celsius. Au 13ème, toujours pas de plaisir à courir, je m'arrétais et décidais de trottiner pour aller à l'hôtel prendre ma douche, manger et regarder passer les champions. C'est un nouvel abandon mais cela n'a pas du tout gâché une semaine de vacances en Espagne en Famille qui était mon objectif premier.

Semi de Paris,

il y avait du vent, mais pas assez de densité pour profiter d'un peloton dans des chronos de qualification au championnat de France, Karim réalise 1h15'29 il est content c'est quasiment une minute de mieux que son record perso. Il ne fait que 29 secondes de trop, la qualification sera pour une prochaine fois. Oliv 1h22 a battu son record perso, c'est 10' de mieux que l'année dernière, JeanGab avait comme consigne de partir à allure marathon, c'était très difficile et cela n'a été bien que quand il s'est laché pour doubler et doubler et terminer très fort.

Johnny est blessé et n'a pas terminé au France de Cross. Les copains du club ont terminé 9ème par équipe en vétéran. Ce seront les mêmes du JA Melesse qui iront au France de Marathon pour ... tenter de gagner le titre en équipe. Karim rejoindra Franki, Dédé et les autres marathoniens meilleurs sur route que dans la boue, éric, stan, patrick ... on a de quoi aligner deux équipes avec les crossmen laurent et manu.

samedi 23 février 2008

elaboration d'un plan d'entrainement marathon

Comme il y a des entraineurs qui aimeraient savoir comment je fait un plan marathon, je ne dévoilerais pas grand chose à vous décrire le processus sans toutefois prévenir que c’est dans le dosage, les choix des intensités, des volumes et des enchainements des séances que la différence se fait entre une préparation médiocre et une préparation réussie. Les échanges entre l’athlète et l’entraineur feront que les séances pourront être décalées ou allégées ou modifiés ou sautées et c’est un peu comme pour une recette de cuisine, il y a de quoi se faire un repas quelconque, il y a la gastronomie et même s’il y a des secrets d’un grand chef, cela ne dispense jamais celui-ci de goûter et réajuster en conséquence pour obtenir le goût recherché. La grande cuisine est un art, pourquoi l’entraineur ne serait pas un artiste ? (voir commentaire de sjaubert)

Commençons par prendre un calendrier et nous le recopions dans une feuille de tableur. Ce qui est en jaune est par défaut le moment de la préparation générale. Quand il n’y a pas d’objectif, un athlète fait de la préparation générale il s’entraine et passe en revue les qualités nécessaires à un coureur, l’endurance, la VMA, la préparation physique générale et spécifique à la course à pied.

Nous positionnons l’objectif majeur de la saison : le marathon.

Nous mettons la couleur bleue pour positionner avant le marathon, un relâchement c’est à dire un moment pour laisser le corps encaisser la préparation et se refaire une santé pour être au meilleur de sa forme le jour de la compétition. Après il faut récupérer et nous mettons la même couleur bleue qui signifie : pas de séance dure. La durée de ce relâchement et de la récupération n’est pas la même pour tous les coureurs, il y en a qui récupèrent et relâchent en une seule semaine, d’autres en 10 jours et pour des coureurs assez jeunes, 2 semaines semblent convenir. Quand on a plusieurs marathons à son palmarès on finit par savoir quand on a récupéré à la fois physiquement et aussi mentalement. Pour certains c’est possible que même un footing devient pénible alors même qu’ils ne sont pas usés physiquement c’est parce qu’ils en ont marre de ces semaines relativement dures d’entrainement.

Dans notre exemple, il est mis 2 semaines c’est ce qu’il y a de plus prudent.

Ensuite, c’est en vert la préparation spécifique, la durée est de 6 semaines, c’est un standard bien que certains vétérans arrivent à passer en 4 semaines, mais pourquoi changer une durée de 6 semaines qui semblent convenir à la majorité des marathoniens.

Pour agrémenter la préparation, pour en quelque sorte rompre la monotonie de semaines qui seraient toujours composées des mêmes séances, nous programmons des compétitions intermédiaires. En fonction de la position dans le plan, ces compétitions seront courues de manière différentes. Il est quasiment suicidaire par exemple de courir un semi-marathon à fond deux semaines avant le marathon. Un 10km est souvent le moyen de faire du travail proche de la vma longue, mais trop de compétitions empêchent de faire des séances bien calibrées. En effet il faudra quand même tenir compte d’un allègement des séances autour des compétitions intermédiaires.

Les séances importantes, longues et spécifique marathon, sont positionnés en général en fin de semaine, l’allure marathon intégrée en fin de sortie longue permet de mémoriser les sensations quand le coureur arrive sur la fatigue et doit maintenir son rythme, garder l’amplitude de sa foulée sans se tasser. Même dans un état de grande fatigue, le marathonien cherchera à rester souple. Sinon à vouloir forcer les choses, on ne tient pas 3 heures.

Quand nous ne voulons pas que le coureur devienne un gros diesel, il faut programmer des séances VMA, le choix du type de VMA courte, moyenne ou longue dépend du profil. Si la préparation générale a comporté de la vma courte toute les semaines, le coureur est sur de bonnes bases alors il n’est pas nécessaire d’en remettre. Si le coureur n’a rien fait ou bien juste des footings, la vma courte s’impose et peut-être faudra t’il alterner avec de la longue. Plus on allonge les distances préparées et plus on oriente vers la vma longue, avec recherche de maintien d’un bon pourcentage pendant longtemps environ 20 minutes.

Puis, le plan sera bouclé en mettant des footings tout autour des séances dures ou moyennement dures. Si le nombre de séances est faible dans une semaine, il est plus prudent de garder un nombre de footings de récupération et faire l’impasse sur d’autres séances que de croire qu’on peut ne faire que de la qualité et des longues.

jeudi 21 février 2008

Plan d'entrainement pour un marathon.

Je ne peux m'empêcher de relater ce que j'entends autour de moi dans les associations ou dans les bandes de copains qui vont s'entrainer ensemble, ça commence par un footing d'échauffement qui est un moment privilégié pour se parler, pour papoter, dire ce qui nous passe par la tête et c'est souvent des histoires de course à pied instructives.

Combien de fois ai-je entendu: « machin a suivi un plan qu'il a chopé sur .... ça a marché, je vais faire le même » ou encore « bidule s'est fait faire un plan super par un entraineur et c'est dingue, il a amélioré son record de XX minutes, il m'a filé son fichier excel et j'ai juste à changer les allures car lui fait 2h55 et moi je vise 3h15 » ?

Certes il y a des grandes lignes qui font que ça marche souvent.

Prenons un gars qui fait 37' au 10km 1h24 au semi marathon, après 3 tentatives, son meilleur chrono est 3h26. S'il prend n'importe quel plan pour 3h15 et qu'il a une stratégie de course conforme à un objectif de 3h15 il devrait y arriver.

Les grandes lignes :

  • l'objectif est plus que raisonable quand on considère ses chronos

  • son chrono qu'il veut améliorer a sans doute été fait avec un grandissime positive split, c'est à dire un deuxième semi largement plus lent que le premier, je mise sur un premier semi en 1h27 et un deuxième en 1h59, le gars se disait tout ce qui est pris n'est pas à prendre.

  • le plan de course prudent c'est le quasi équilibre entre le premier et le deuxième soit 1h37 et 1h38

  • le plan d'entrainement est

    • soit un plan magazine qui propose 12 semaines dans lequel il y a une phase de préparation générale pour mettre le coureur sur une base correcte pendant 4 semaines puis 8 semaines classiques de préparation spécifique marathon

    • soit un plan d'entraineur sur 8 semaines, à condition que la préparation générale soit effective et c'est normalement le cas pour tout coureur suivi par un entraineur.

  • Pour résumer, si la préparation générale est correcte, si le coureur fait une préparation spécifique de 8 semaines incluant le temps de relâchement pour se refaire une santé avant l'épreuve, si les différents types de séance sont bien enchainés (variétés d'allures, allure spécifique marathon mémorisée, sortie longue pour adapter le corps à encaisser) alors le coureur fera un marathon correct.

La question que je vous pose maintenant, c'est à partir du moment où il s'entraine cinq fois par semaine, n'est il pas en droit d'espérer un chrono de 3h00 ?

La question est la même pour un gars qui s'entraine 2 fois par jour, il est en 31' au 10km, 1h08 au semi doit il se contenter de 2h32 au marathon ?

La question est la même avec un gars qui s'entraine 4 fois par semaine, fait 48' au 10km 1h50 au semi et 4h30 au marathon ?

Considérons globalement un coureur qui veut préparer un marathon, examinons les motivations et les objectifs possibles, raisonables, ambitieux ou irréfléchis.

A, Un garçon très sportif (ancien champion dans un autre sport) veut se surpasser, il n'a jamais fait de marathon, il en rêve car c'est la distance mythique. Il n'a jamais fait de semi-marathon, il n'a jamais fait de 10km, il n'a fait qu'une seule fois un 15km. Il fait deux footings par semaine. S'il vous demande quoi faire pour son prochain marathon, qu'est-ce que vous lui répondrez ? Est-ce que l'objectif de terminer est raisonable, possible, ambitieux, irréfléchi ou autre ?

B, Un copain qui court Quatre fois par semaine qui a couru toutes les distances du 10km au marathon, il part avec une bonne préparation générale puisqu'il fait de la VMA, des séances spécifique de 10km ou cross, des footings de récupération et des sorties longues vous dit qu'à chaque sortie de qualité, il est bien pendant la séance mais que les jours qui suivent apparaît une gène mais pas tout à fait une douleur à la cuisse. Il n'est pas encore entré dans un plan marathon puisque c'est le 20 avril qu'il devrait courir à Nantes. Qu'est-ce que vous lui conseillez ? Est-ce que l'objectif de battre son record est raisonnable, possible, ambitieux, irréfléchi ou autre ?

C, Un excellent athlète en demi-fond et cross qui va participer au championnat de France de cross le 2 mars envisage de courir le marathon de Paris le 6 avril, soit cinq semaines après, il a fait d'excellents chronos: 31'30 sur 10km et 1h08 sur semi. Que pensez vous qu'il pourrait faire? Est-ce que l'objectif de faire un chrono de niveau national puisque c'est le cas sur 10km et semi est raisonnable, possible, ambitieux, irréfléchi ou autre ?

La question générale est la suivante: peut-on se référer à des articles dans des magazines, des écrits sur Internet, sur des forums ou des blogs comme celui-ci ou bien copier et bricoler un plan d'un autre athlète pour espérer exploiter au mieux son potentiel ou pour certains faire en sorte que cela se passe dans les meilleures conditions?


lundi 18 février 2008

débordé d'infos, trop d'infos tue l'info, trop de boulot tue le blog

WE ensoleillé,

des gars en préparation, de 10km, de semi, de marathon ...
les allures s'impriment, les chronos vont tomber.

des gars en compétition:
johnny qui allait au cross à reculons, s'est arraché dans les derniers mètres et s'est qualifié en individuel pour le championnat de France, énormes sensations jamais connues à ce jour.
bruno C qui participait à une course de 10km dans le nord de l'Ille et Vilaine à Marcillé Raoul, il a fait un bon chrono alors que le profil ne s'y prête guère, 34'50, il a fait 6ème au scratch et a eu le plaisir d'être vainqueur en vétéran. Le coach présent sur la course a trainé en chemin et mis 8' de plus, mais 8' de plaisir quand même.
oliv qui était resté déçu de ne pas descendre sous les 39' à Vincennes il y a 2 semaines a remis le couvert et battu son record personnel, il fait 37'49 au 10km du VIIIème arrondissement.

Voilà, le coach est très peu disponible mais il a reçu des coups de fil, un SMS, des courriels et il est CONTENT d'avoir des gars heureux de courir et accessoirement heureux de faire des perfs.

samedi 9 février 2008

rien que du bonheur

Une autre version de "faites ce que je dis pas ce que je fais": "quand j'applique ce que je conseille, rien que du bonheur".

Pour faire un truc rigolo, je vais prendre des exemples et cela sera présenté avec trois éléments.
Ce que je dis: les conseils de l'entraineur
Ce que j'ai fait: les conneries que je fais en tant que coureur qui se fout des conseils
La punition : le résultat qui était prévu par l'entraineur mais que le coureur ne croyait pas

Ce que je dis:
Sur une sortie longue, très longue en préparation marathon,
il faut s'hydrater et s'alimenter comme en compétition, cela permet de tester le futur ravitaillement.

Ce que j'ai fait :
je suis partie en me disant qu'il y avait Trois points d'eau donc pas de souci pour l'hydratation.

La punition:
au bout d'un heure et du deuxième ravito en eau, je suis passé en allure marathon, il faisait froid,
j'ai pris froid et quand on se gèle on consomme plus d'énergie,
au bout d'un peu plus de 30 minutes, j'étais cuit, j'ai fait une hypo ... j'ai galéré pendant 30 minutes en vitesse réduite
je suis passé chez un copain car je n'avais plus la force de rentrer tout seul à la maison.
je me suis fait engu...é

Ce que je dis:
on n'entraine pas de la même manière un sénior de niveau régional et un vieux compétiteur de bas niveau qui approche la cinquantaine.

Ce que j'ai fait:
j'ai testé les plans que j'avais concocté pour des coureurs qui font des podiums sur les courses locales,
bien sûr j'ai fait un réajustement des vitesses mais pas de modification en terme de volume.
mes athlètes séniors ont explosé ses chronos.

La punition:
je me suis blessé et j'ai été plusieurs semaines sans faire de sport.

Il faut toujours terminer avec le positif et ce qui sera chouette dans le futur proche.

Ce que je dis:
Dans n'importe quelle séance de spécifique, il faut jusqu'au bout rechercher la souplesse, le relâchement, la fluidité.
En compétition sur la fin, certes on sera dans le dur mais seulement sur la fin et on cherchera encore à ne pas trop souffrir.

Ce que j'ai fait:
bien que je n'ai pas pu m'entrainer pour cause professionnelle, j'ai quand même fait une grosse séance spécifique marathon.
mon épouse m'a presque eng.... en me demandant d'emporter un ravitaillement.
elle est très convaincante, j'ai donc préparé une bouteille avec du miel, du jus d'orange et de l'eau.
arrivé au stade, j'ai posé la bouteille sur la haie de la rivière du steeple.
j'ai fait 10000 + 5000 avec le ravito intégré au milieu du premier intervalle et dans la récupération entre intervalles.
je ne me suis pas fixé d'allure mais seulement une limite en terme de FC.
pour démarrer, j'ai fredonné la musique des chariots de feu et cela m'a rapellé les départs du marathon de Paris,
c'est toujours un moment fort en émotion!
je suis resté fluide pendant toute ma séance.
il faisait beau et je me voyais sourire car sur chaque tour, le soleil me faisait coucou.
je sentais un léger vent de face au début du tour mais dans la deuxième partie du tour j'allais un poil plus vite.
c'est amusant de constater qu'on est bien au 200m puis qu'on est plus vite au 400m.
quand j'ai terminé le dernier 5000, avec le dernier kilo plus rapide pour le plaisir, j'ai levé les bras comme si j'avais gagné la course.

La punition:
pas de punition, j'étais sur un nuage, j'étais béat, cela a duré tout le temps des étirements, du retour au calme et
dans la douche je chantais. C'était du n'importe quoi (musicalement) mais je chantais de bon coeur.
Voilà, c'était une excellente séance et rien que du bonheur !

je dédie cet article à dominique et béa.